couteau séparateur

rapporteur Ÿ d'angle

9 forets à métaux

démultiplicateur renvoi d'angle

boite à outils

6 mèches äbois

support d'établi

scie circulaire de 127 mm portative sur banc

en tout 54 accessoires À

PrAT meule à 12 disques : =: d'établi

abrasifs 2 —_—_ _ EE _ bonnette peau

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L’Atelier Complet Prol

Pour percer, poncer, polir, scier, affûter, lustrer, nous avons réuni un ensemble complet d’accessoires : scie circulaire de 127 mm de diamètre, banc de scie, meule, disques abrasifs, support d’établi, berceau, etc. En tout, 54 accessoires indispensables pour utiliser au mieux l'Atelier Complet.

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‘coûtent moins cher) ;

La beauté

Editorial

est un droit

Æ Quand les papes de la Renaissance ex- ploitaient le forum impérial comme une

à carrière de pierres, pillant ses colonnes de * marbre pour les intégrer aux temples et

palais qui poussaient sur les ruines gothi- ques et romanes, qu'ils avaient détruites, est-ce qu'on se lamentait sur Rome défigu- rée ?

Ces démolitions, aujourd'hui nous les ju- geons barbares. L’engouement fougueux de Jules IT pour l’art moderne c'était Bra- mante, Raphaël, Michel-Ange, et tandis que Luther se révolte, l’entêtement raffiné de Léon X à édifier pour la gloire divine cet immense palais mondain qu'on appelle la basilique Saint-Pierre, nous paraissent d’une myopie catastrophique. Ils effaçaient à jamais les sublimes fresques du Moyen Age et cassaient l’envolée des ‘ogives.

Mais ils avaient, ces pontifes et ces artistes, de la vitalité, du sang créateur, de la har- diesse, la passion d'organiser l'espace, d'installer l'existence la leur et celle de Dieu dans la beauté. Celle qui s’impo- sait alors. Tandis qu'à présent ! Quand on continue à hérisser le paysage de hideux châteaux-d'eau, ces grotesques champi- gnons de béton alors que partout en Europe ces réservoirs sont souterrains (et quand on éventre une colline pour construire telle autoroute qui pourrait sans dommage passer ail- leurs ; quand on empile aux abords d'un village (le mien), au hasard, à la hâte, d'immenses cages à lapin, d'une monoto- nie concentrationnaire ; quand on empoi-

sonne les rivières sous des camions d’im- mondices tout simplement parce qu’on ne s'est même pas demandé si on pou- vait les déverser ailleurs quand on étouffe la montagne par des gigantesques < immeubles de rapport », et qu'on a l’in- décence ou la vertigineuse imbécillité de proclamer que « ces grands espaces vi- des pouvant angoisser les citadins, on leur construit des villes à la montagne ! » (pages 8 à 11) , quand on rase une cha- pelle romane pour y substituer un par- king, ce n'est, nous le savons tous, qu’au nom du règne de l’ignoble, de la routine suicidaire, de l’idolâtrie bornée du profit au front de taureau.

Emportés dans le train d'enfer du pro- grès, la terre, la nature, l’air que nous res- pirons, les villes nous circulons et fai- sons nos demeures, nous les avions aban- donnés au diable. Enfin, on s’est retourné avec effroi, et on se ressaisit. La beauté n'est plus un luxe des puissants. Elle est, à présent, reconnue comme un droit. Pour tous. Essentiel comme l’eau, le pain, la liberté.

L'horreur, la hideur, le saccage ne sont pas des fatalités, si nous décidons, tous, de les combattre. Et il n’y a pas de moyen plus efficace que la télévision pour nous en convaincre.

Il y avait pour cela deux émissions : Chefs- d'œuvre en péril et La France défigurée. Celle-ci a du plomb dans l'aile. L'autre a été abattue.

Francis MAYOR #

TELEVISION

Puisqu’on vous le dit. 4 La France défigurée 8 1} a tout de même tiré sur un homme... 2 Vous aurez peur tous les dimanches 14 Armand Meffre : il sait tout faire 16 Un grand duel : Debré-Mendès-France 18 Je peindrai des tableaux invisibles 20 Nous avons vu 22 Programmes français 26 à 59 Programmes périphériques 60 CINEMA

Jean Rochefort dans l'équipe de réserve 62 L'Horloger de Saint-Paul 65

Métamorphose du chef de la police politique 66 Le Château de la pureté Films nouveaux : Richard, Flipper City,

Ursule et Grelu 69-70 RADIO

Les auditeurs sont presque d'accord 72 Programmes et commentaires 74 à 93 Longueurs d'ondes 85 Programmes étrangers 5 94 DISQUES

Variétés, Jazz, Pop 96 Mots croisés : 76 Les lecteurs nous écrivent 11 et 98

3

DAC OS AU 28 PANGER

RADIO TELE

Téléra

À 43 ans, Jean Rochefort fait toujours partie de « l'équipe de réserve ». Voir p. 62. Ph. Parimage.

L'édition parisienne, stricte- ment réservée aux lecteurs de Paris et de :a région pa- risienne,. comprend l'édition générale et un encart de 8 pages avec les p'ogrammes des cinémas de Paris.

Rédaction TELERAMA - LA SEMAINE 10, rue de Laborde,

75008 Paris.

Téi. : 522-91-85.

Directeur de la rédaction Francis Mayor.

Directeur de la publication : Jean-Pierre Dubois-Dumée.

Administration

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Téi. : 231-32-84. Composition Imprimerie Réaumur, Paris (2*). Tirage suf les presses de lImpri- merie de Montsouris, 91 - Massy.

Diffusion S.A.E.M., Trans- port-Presse, 5, rue d’Argout, 75002 PARIS.

Cinéma et télévision

H Simple, originale, attrayan- te, éducative, sans prétendre l'être, ce n'est pas une dé- finition ordinaire pour une émission « de la jeunesse ».

Elle convient pourtant tout à fait à Cinéma en herbe, la série de Gérard Jourd'hui (vendredi sur la première chaine, à 18 h 40, De Fan-

en herbe

tomas à James Bond, les métamorphoses du héros po- pulaire au cinéma). En avril, Gérard Jourd'hui et Gilles Daude nous proposeront qua- tre émissions sur l'histoire du western, puis quatre au- tres sur la science-fiction.

Gérard Jourd'hui prépare en outre une série de Bons bai-

Marcel Dalio… en vieille dame pour « Un bon patriote »

Æ Dans La Maison du Mal- tais, film de Pierre Chenal, tourné en 1938, que nous avons revu le 6 janvier, nous avons retrouvé Marcel Da- lio ai côté de Viviane Ro- mance. Ils avaient déjà tour- tous deux ensemble, dans Naples au baiser de feu; mais avec Mattéo, le Maltais, c’est la première et la seule fois que Dalio in- carnait un jeune premier.

Les téléspectateurs risquent de bientôt revoir Marcel Da- lio en vieille dame ! II in- terprète en effet, dans la

dramatique que Gérard Ver-

Un étrange ballet de marionnettes géantes.

gez a récemment terminée, d’après l’œuvre de John Os- borne, Un Bon patriote, un baron autrichien qui se tra- vestit, lors d’une réception à laquelle participe le héros de l’histoire, Redi (Pierre Va- neck), officier de l’armée au- trichienne au siècle dernier.

S'il rencontre une femme sur sa route (Nathalie Cour- val) Rekl préfère la compa- gnie de beaux et jeunes of- ficiers. Ses relations particu- lières seront à l’origine. de sa trahison... et d’une affai- re d'espionnage.

Photo Beaugier

sers de... dans laquelle des personnages imaginaires et célèbres seront replacés dans la vie qu'ils auraient pu vi- vre, les lieux qu'ils auraient pu hanter. À venir les Bons baisers de. Scherlock Hol- mes, Sophie (celle de la comtesse de Ségur), Robin- son Crusoe, Tarzan, Astérix, Tintin. Une façon plutôt in- téressante de prendre la fic- tion en littérature, au cinéma et dans la bande dessinée pour faire de la télévision

qui dépasse la réalité.

Marcel Dalio

Lataircétekoman

B Art mineur, art mineur, est-ce que j'ai une gueule d'art mineur ? se demande la marionnette reléguée art mineur par les assassins de

guignol. Mais la marionnette revit, re- naît, réinventée en s'inté-

grant dans un spectacle plus complet, mêlant les projec- tions audio-visuelles, l’art du masque, la pantomime, le dessin d'animation. grâce à un groupe de recherches artistiques, Daru issu des Bateleurs. de la Marotte (1966) puis des Titeliers (marionnettistes en occitan). Lataircétekoman, premier

spectacle créé par Daru a été présenté cet été en pro- vince et se joue actuellement (et jusqu'au 3 février) à Pa- ris, au Théâtre de la Plaine (842-57-57).

Lataircétekoman, c'est un rêve. à faire dans quelques années. Nous nous trou- vons prisonnièrs d’une toile d’araignée que nous avons tissée nous-mêmes. Un as- semblage de systèmes créés pour nous aider à vivre. et qui nous a dépassé, nous laissant oublier le rythme des arbres, le chant des pier- res... Un étrange ballet.

TS

« Je clois que j'ai vu un glos matou »

Œ Titi, le fragile canari aux longs cils fait un tabac à la Une est à vous. Programmé un peu par hasard il fal- lait bien un dessin animé pour les enfants qui passent leur samedi après-midi: de- vant la télé il est devenu la vedette et éclipse les plus affriolantes séries américai- nes. Son créateur, Friz Fre- leng, lui a tout donné pour être odieux et irrésistible. Et

‘très fort. Lui et sa « patron-

ne » sous leurs airs fragi- les pensez, une vieille da- me et un canari se li- vrent à leurs instincts for- midablement destructeurs.

Le chat Sylvestre y laisse plumes et moustaches plus souvent qu'à son tour... Mais on ne résiste pas à la voix zézayante : Je clois que j'ai vu un glos matou.…

L'O.R.T.F. et les grèves. La BBC fait des bénéfices. et Peppone est mort

® Entre la décentralisation que l’on promet et le mor- cellement que l'on craint, l'O.R.T.F. est entré « en grè- ve » et n’est pas prêt d'en sortir. Lorsque la direction parle décentralisation, les personnels craignent le dé- mantèlement, le morcelle- ment et l’inefficacité. Nous avons déjà connu quelques arrêts de travail. || y en aura d'autres, sectoriels. Nous ne vouions pas pénaliser les té- léspectateurs disent les syn- dicats. Les émissions ne sont pas suspendues mais ces grèves partielles boule- versent et bouleverseront en- core dans les jours à venir les programmes, d'ici à la réunion les 21 ou 22 janvier

du comité central d’entre- prise. @ La B.B.C. a gagné 50

millions de francs. Si nos voisins britanniques connais- sent des heures difficiles en raison de leur situation éco- nomique, ils peuvent toujours se rassurer et se réconforter en étudiant le bilan finan- cier de la B.B.C. La radio- télévision britannique a réa- lisé au cours de son dernier exercice (1972-73)... près de cinquante millions de francs de bénéfice. Grâce à la cou- leur. et à l'augmentation de la redevance. Il n'y a pas de miracles !

@ Peppone est mort. Gino

Gino Cervi

Cervi, l'interprète du compa- gnon inséparable de Fernan- del dans les rombreuses aventures de Doi Camillo, vient de disparaître dans sa soixante-treizième aï.née, des suites d’un œdème pulmo- naire. un an après le siè- cle, Gino Cervi fit ses débuts au cinéma, à 29 ans. C'est, en 1964 qu'il était devenu Peppone et avait conquis une popularité internationale. Pour les téléspectateurs ita- liens, il était aussi le héros de leur feuilleton préféré,” L'Inspecteur Maigret.

Nous retrouverons Peppone- Gino Cervi le 29 janvier, sur la deuxième chaîne, qui dif- fusera Le Petit monde de Don Camillo, de Julien Du- vivier.

a

LE DESERTEUR

par Jean Giono

Gallimard, 261 pages. 2FE;

VIVE LA FRANCE

par Michel

Audiard

Ed. Julliard. Coll. Idée fixe. 81 pages 16:F.-

# Le Déserteur donne envie de relire toute l’œuvre de Jean Giono. C'est l'en- chantement du réel recréé, les mots vous caressent, vous empêchent de dou- ter. Ce livre regroupe quatre nouvelles, la première, Le Déserteur, raconte la fuite d’un homme, un pauvre qui cher- che un pays à sa mesure mais : Toutes, les places sont prises dans l'univers notamment celles qui sont à côté des poêles, celles au milieu de la bise sont libres. Sa quête c’est l'humilité, sa fui- te : la société et le jugement des au- tres ; son désir : le silence.

Avec le deuxième récit, La Pierre, vue par Giono, devient monument, architec- ture fantastique, vivante, elle bouge tranquillement dans les siècles.

Arcadie, Arcadie, c'est la Provence, cel- le dont il a hérité et dont il sait parler sans jamais nous fatiguer mais en nous touchant parce qu’il nous offre sa terre et de longs moments de contemplation.

Dans Le Grand théâtre, il raconte l’apo- calypse vu par son père, une nuit d'été sur un toit, un récit prophétique, éblouis- sant et pathétique.

Vous trouverez dans ce livre les hom- mes de la terre, la beauté et le rêve, mais aussi de quoi vous réchauffer l'âme.

Alain PICHERY Æ

M Les grands personnages piutôt pe- tits et gros. Les médailles en chocolat. L'alternance démocratie et vareuse mi- litaire. Les gens qui croient à n'importe quoi : au ciel qui tombe sur la tête. à la prise de la Bastille. à Dieu qui veille au salut de l'Empire. à la Répu- blique Une et Indivisible..… à la Der des Ders... au tiercé... et j'en passe. Michel Audiard, s’il s’est fait lui aussi une cer- taine idée de la France, déteste sur- tout les Français. Tous. Cordialement. Sauf deux ou trois, qu'il appelle ses potes bien qu'il ne les trouve pas sans défauts.

Alors, il ne cesse de railler, dans un argot ironique, parfois un peu vulgaire ‘parce qu'il sonne creux (comme, hé- las! beaucoup de films qu'il a dialo- gués et réalisés) mais qui nous vaut quelques portraits et imprécations du meilleur ragoût. Enfin, pour la sauce. Parce que le mouton, Audiard ie laisse parfois deviner, mais jamais voir. Il doit avoir cinq pattes. Ou bien, il est au congélateur. Audiard est trop malin pour. ne pas avoir prévu depuis longtemps les récessions en tout genre...

Jacques BERTRAND Æ

5

Nous avons choisi cette Semaine

Samedi

19 JANVIER

e Dimanche a

20 JANVIER

Lundi

21 JANVIER

CHAINE

20.35 Contrecoups, de + Prat. Av. W. Sabatier et E. Bagnoli.

CHAINE

14.50. Tournoi des cinq nations. France-Irlande (CI. Spanghero)

ASE ; 7 20.50. Opération opium. Un film moyen. Une bonne distribution.

21.35 Le Facteur Cheval, un pa- lais et 33 ans d'épreuves.

21.30. Ouvrez les guillemets : des ouvrages sur Lénine.

CHAINE

mn Ÿ

20.40. Fracasse No 2. D'après Th. Gautier. Avec J.-C. Drouot.

11 20.40. Les Gens de la pluie; film de Copola avec S. Knight.

14.30 LENINE. Cinquante ans après sa mort, on s'interroge encore sur ce fils d’inspecteur d'école, France-Culture tente de répondre grâce à divers témoignages. 20.15 M. DE BATZ. |1 voulut délivrer Louis XVI (France-Inter).

rad

2

Le Grand écart, de J. Cocteau.

14.15. Comédie-Française

20. CONCERT DE GALA à la Maison de l'Unesco : Bach, Villa Lobos et Bartok, mais aussi musiques d'Arménie et de l'Inde, avec Menuhin, T. Santos, Rostropovitch (France- Culture). 20.30 Müsique espagnole (France-Musique).

L'HORLOGER DE SAINT-PAUL : Pour son premier film, le ci- néphile Bertrand Tavernier a demandé à Aurenche et Bost de l'aider à adapter Simenon. Et il a fait un portrait éton- nant d’un Noiret très lyonnais (page 65).

2 rs

« loppement æ monde

Mardi

22 JANVIER

21.35. Les scientifiques répon- dent l'océan aujourd'hui.

3 | 20.35. Sous dix drapeaux. Un film médiocre, un bon sujet.

20.40. Une mort comme la mien- ne, dramatique, avec À. Bardi.

15.30 MUSIQUE MEDIEVALE :

+ Polyphonie précoce, avant le

XIH° siècle (France-Musique). —— 20. DIALOGUES : Le déve- culturel dans le (France-Culture). 20.30 FESTIVAL SCHUMANN, avec J. Demus (Fr.-Musique),

METAMORPHOSE D'UN CHEF DE LA POLICE POLITIQUE : Un film chilien réalisé en mars 1973. Un film de critique po- litique. Depuis, un coup d'Etat a tué Allende et balayé l’Union

_populaire. Un film qui donne

à réfléchir (page 66 ).

20.35. Les trois vérités : Debré et Pierre Mendès-France.

e Mercredi

23 JANVIER

Michel

20.35. Le Pain des rêves, dra- matique d’après L. Guilloux.

19.40. La grande aventure de James Onedin le retour.

20.30 Alexis Weissenberg et l'Orchestre National (F.-Mus.).

Balmain

Coll.

Jeudi

24 JANVIER

20.35. La leçon d'allemand.

No 1. Une bonne dramatique.

21.40. Le secret des Flamands.

partie. Avec Isabelle Adjani.

20.40. 52. Grands reportages sur la mode et le pétrole en 1974.

20.30. Les Béatitudes, de César Franck (France-Musique).

LES NOCES : Un grand film

d’Andrzej Wajda, adaptation d’une grande œuvre littéraire polonaise : en une folle nuit tous les drames de la Pologne rêvés comme des cauchemars Les cris et chuchotements d’un grand cinéaste. (TRA 1252.)

e Vendredi

25 JANVIER

21.45. Emission médicale. Les maladies coronaricnnes.

me HUE 0

20.35. Jeux d'esprit, pièce de N. Coward. Avec D. Ceccaldi

20.40. Mondialement vôtre. Des variétés avec Tom Jones.

17. OPERÊTTE : Si vous aimez Offenbach. (France-Musique). 20.30 SOIREE ANGLAISE offerte par France-Musique. 23. LES NOVATEURS d'hier et d’aujourd’hui : de Cabezon à Carl-Philippe-Emmanuel Bach et Varèse (France-Musique).

SALUT L’ARTISTE : La vie d’ar- tiste n'est pas toujours drôle. Ce portrait du comédien, tiré entre une vie privée bousculée et un métier harassant, est plein de tendresse. Un film « mélancolique » comme dit Yves Robert. (TRA 1248.)

ti. ENVIRONNEMENT © DIMANCHE 20 JANV. ® ELA FRANCE DEFIGUREE © 18.5 ®

La France défigurée ? Pas encore, mais...

Comment va la France, Môssieur ?

Elle change,

Môssieur. De tête, disent les uns. D’époque, assurent les autres. On laisse les vieilles pierres s’écrouler, on ouvre des carrières,. des autoroutes, on bétonne à tout va. À la mer et à la montagne, de « marina » en « station 2000 », petit à petit, le promoteur fait son nid. IL paraît que la France est défigurée ? Pas exac-

tement mais.

Deux émissions de télévision ont tenté, l’une de sauver les vieilles pierres Chefs-d'œu- vre en péril, de Pierre de La- garde —, l’autre d’endiguer le flot de béton, d’asphalte et de « nuisances » diverses La France défigurée, de Michel Pé- ricard et Louis Bériot. La pre- mière a mystérieusement dis- paru du petit écran. La seconde vient de déposer un bilan pro- visoire après deux ans d’acti- vité (1). Dans l'avertissement au débüt de leur livre, Michel Pé- ricard et Louis Bériot s’expli- quent : Aucun des personna- ges de ce livre n'est malheu- reusement imaginaire. Nous avons cru bon cependant de ne pas citer de noms propres. La délation ne nous intéresse pas Nous avons raconté ces histoires parce qu'elles sont exemplaires, et non pour faire des exemples. Et assurés que « l’environnement » échap- pe aux catégories de « la poli- tique » traditionnelle, puisque ceux qui le massacrent seraient parfois U.D.R., parfois centris- tes, parfois socialistes, parfois communistes ils les racon- tent, leurs histoires exemplai- res.

Non sans avoir auparavant con- sacré un chapitre une émis- sion sous pressions » aux di-

vers ennemis qu’ils se sont faits en deux ans : Une organisation de maîtres d'œuvre demanda même à une agence de publi- cité d'étudier les moyens de faire pression sur les ‘auteurs de l'émission pour les amener à davantage. de compréhen- sion ! Des déjeuners furent or- ganisés, l’on tourna autour du pot et dont, faute sans dou- te d’avoir su poser les bonnes questions, nous n'avons jamais très bien discerné les motifs.

Ceux qui jouent avec le vitriol

Heureusement, le président de la République et son ministre de l'Environnement, MM. Pom- pidou et Poujade, sont favora- bles à l'émission. Bien qu'ils n'en apprécient guère le titre : C'est ennuyeux, a dit M. Pou- jade, que l’on puisse croire que la France est défigurée. Per- sonne ne le croit, mais il fau- drait tout de même empêcher un certain nombre de gens de jouer avec le vitriol…

Ces gens-là font quelquefois partie de « l'Administration » : La plus grande entreprise de travaux publics en France S’ap- pelle l'Administration ; on de- vrait plutôt dire les Adminis-

trations. Ce sont elles qui transforment radicalement les

“paysages français en réalisant

canaux, routes et autoroutes, ports et aéroports, ponts, re- membrement, exploitation des forêts, etc. Un pouvoir extra- ordinaire est ainsi concentré depuis plusieurs décennies en- tre les mains de quelques cen- taines d'ingénieurs. IIS appar- tiennent en majorité à deux corps :: les ingénieurs des Ponts ei Chaussées, entièrement res- ponsables depuis l’Eauipement et de l'Urbanisme; des Eaux et Forêts (I.G.R.E.F.).

1967 de k

Veuillez nous excuser

de devoir écourter notre émission

« Chefs-d'œuvre en péril ».

les ingénieurs du Génie rural. - ?

Quand la routine s'en mêle

Ces ingénieurs ont une parti- cularité qui commence à être connue : ils ont le droit, à côté de leurs activités normales, de travailler pour le compte des collectivités locales ; à cettitre, ils reçoivent des honoraires supplémentaires proportionnels au montant des travaux.

Entendons-nous bien 1! Nous n'avons pas l'intention de re- mettre en cause l'honorabilité de ces ingénieurs.

Si nous en parlons, c'est que ce problème est posé sur la place publique et qu'il est in- voqué dans de nombreux con- flits concernant l’environne- ment. En quoi ce système est-il discutable ? On peut observer, d'abord, que les ingénieurs qui procèdent à des études ou à des travaux au profit des col- lectivités le font avec les moyens techniques ou durant les heures qui appartiennent à leur activité normale. Par ail- leurs, le calcul de ces hono- raires, proportionnels au mon- tant des travaux, n'est pas une

Entre Louis Bériot

et Michel Péricard,

le ministre de l'Environne- ment, Robert Poujade. Selon un sondage récent, seulement 0,7 % des Français pensent que les partis politiques ont une influence sur la protection de l’environne- ment.

incitation à l'économie. Quelle peut être la liberté de l'ingé- nieur à mettre en cause l'utilité de certains équipements ou leur volume, ou leurs’ prix ?..

Dans la Haute-Marne, un maire nous a montré deux avis des- criptifs très détaillés pour la construction d'une branche d'égout. Pour des travaux abso- lument identiques, l’un des de- vis était d’un montant deux fois supérieur à l’autre. Il était l'œu- vre de l'administration; le se- cond était la proposition d’une entreprise privée.

Il y a plus grave peut-être : ces mêmes ingénieurs sont chargés de l'attribution des sub- ventions pour les travaux des collectivités. Les demandes sont très supérieures aux possibili- tés budgétaires. Ne peut-on craindre que soient privilégiés les travaux réalisés par ceux qui attribuent la subvention ?

Quand l'arbitraire ne s’en mêle pas, c'est la routine. On sait

Sr é R

Les petits dépôts

que la France possède de nom- breuses chapelles, églises et châteaux d’un grand intérêt his- torique et architectural. On sait moins que ses campagnes re- cèlent plus de 4.000 châteaux d'eau. Nous sommes les der- niers à croire encore à l'utilité de ces champignons de béton. Ailleurs, en Europe du moins, les réservoirs d’eau sont souter- rains et d’un prix de revient inférieur. Mais comment faire comprendre aux Français de la « communale » que le principe des vases communicants est une histoire ancienne. On con- tinuera sans doute à bâtir des châteaux d’eau. Et à multiplier nos millions de poteaux télé- graphiques quand il serait si facile d’enterrer les câbles dans les campagnes. (Un procédé permettant de les enterrer en ville une bordure de trottoir creuse est au point depuis six ans). Pourquoi est-ce si compliqué ? interrogeait lour- dement un ministre. Parce qu'il y a souvent, lui répondit un ami, des relations d’affaires ou d'amitié entre les entrepri- ses concessionnaires, etc.

Les châteaux d’eau, les po- teaux télégraphiques et les au- toroutes:..

L'autoroute est une source de nuisances importantes : bruit, odeurs, fumées et il est pré- férable de ne pas se trouver à son voisinage.

Il est souvent difficile de faire

M 7

font les grandes pollutions. admettre aux rois de l’asphalte que, pas davantage que les forêts, les autoroutes ne de- vraient traverser les agglomé- rations. Mais ils ne sont pas, et de loin, les seuls fauteurs de nuisances et « producteurs de laid ».. De tous ceux-là, voici, recueillies dans le livre de Michel Péricard et Louis Bériot, quelques citations...

Comme un oriflamme

A propos de la tour de la Fa- culté des sciences à Paris

La tour s'impose spirituelle- ment et intellectuellement (un inspecteur général des Monu- ments historiques). La tour se- ra peu visible dans les pers- pectives sensibles (un membre de l’Institut). // est bien entendu qu’elle sera traitée avec grâce et poésie, comme un oriflam- me (un doyen de la faculté).

A propos de création architec- turale : Question : « Si un pro- moteur impose à l’un de vos projets importants des modifi- cations inacceptables, travail- leriez-vous toujours pour lui ?

Réponse : « Votre question est une question piège ». (Un architecte)

A propos d’un port de huit cents bateaux Nous avons

TOURNEZ LA PAGE S.V.P.

La France défigurée

®° suite

énergiquement refusé de faire comme aux Etats-Unis, c'est- à-dire des ports de mille ba- teaux. (Un architecte)

A propos d’une « marina » dé- figurani un port breton : Nous acceptons d'être interviewés sui notre projet à condition de modifier le titre de votre émis- sion et de l’appeler « La France aménagée ». (Les architectes)

Nous n'irons plus aux bois

A propos d’un château d’eau peint : /{ tend à défonctionna- liser les espaces et leurs ac- cessoires, dits utilitaires, pour

sous Napoléon II Transformer,

y réintégrer l'apparence, le si- gne, le symbole. (Un architecte)

A propos d’une cité dortoir C'est une synthèse entre la symphonie pastorale et celle du nouveau monde. (Un préfet)

A propos d’une station moder- ne à la montagne : Pour éviter que les citadins ne se sentent angoissés, oppressés dans ces grands espaces vides, il était nécessaire de reconstituer de véritables villes à la montagne. (Un promoteur)

Et pourtant, La France défigu- rée n'est pas une émission sur Alphonse Allais.

Les bulldozers traversent les

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La rue Monge, creusée dans la montagne Sainte-Geneviève, à Paris, est-ce toujours défigurer la ville?

forêts, remblaient certains bords de mer (pour satisfaire « les gens de la marina », la cité lacustre des temps moder- nes) ou creusent d'immenses trous dans le paysage, les car- rières, qui resteront ouverts in- définiment ou pourront servir de dépôts d'ordures (sic). Et puisqu'il ne peut s'agir ici que de faire un tour d'horizon (une caricature) de cette « France défigurée » (qui est aussi par- fois nauséabonde, irrespirable ou imbibée de pesticides), ci- tons encore quelques savou- reux titres de chapitres du livre de M. Péricard et L. Bériot

Le « guide des carrières », Ça l'affiche mal, La tour est jouée, La montagne, major de la

« promotion », La maison du plus fort est toujours la meil- leure, Nous n'irons plus au bois, Hônneur aux honoraires. Il est assez curieux de consta- ter que le mot « honoraires » revient assez souvent à propos de pollution ou d'’environne- ment ou de sauvegarde des monuments classés. Pierre de Lagarde, dont l'O.RT.F. a dé- cidé de supprimer l'émission Chefs-d'œuvre en péril, qui de- puis des années n’a cessé d’at- tirer l'attention sur la nécessité d'accélérer l'inventaire des ri- chesses architecturales des siè- cles passés et la restauration des châteaux, églises, maisons de style ou manoirs menacés de ruine, avait oublié, en 1972,

dans la revue Monuments en péril, un rapport sur le statut des 40 architectes en chef des Monuments historiques. Puis une lettre ouverte à Maurice Druon dénonçant le gaspillage et la mauvaise répartition du budget des Affaires culturelles qui vient d’être discuté au Par- lement. Moins de travaux de prestige, importants et coû- teux, préconisait-il, et une aide plus étendue. Quant aux ar- chitectes des Monuments his- toriques, ils sont rémunérés au pourcentage des travaux (on peut penser que ce n'est pas forcément une incitation à l'économie) et se contrôlent à tour de rôle...

Rue de Valois, au ministère des Affaires culturelles, M. Alain Bacquet, directeur de l'Architecture, reconnaît la va- leur et l'intérêt d'émissions comme /a France défigurée ou Chefs-d'œuvre en péril. || admet la lenteur des restaurations et comprend que le statut des architectes des Monuments his- toriques apparaisse surprenant au public.

Arrêter le massacre

Il est vrai, dit M. Bacquet, qu'il se produit parfois des erreurs d'estimation. D'affaires scanda- leuses, je n’en connais pas.

I! faut certes arrêter le massa- cre de l'environnement mais aussi dépassionner le débat ; faire prendre conscience au public de l'intérêt de l'héritage du passé et de la nécessité de l’évolution. La fin du XIX° siècle a été une grande rupture en art et en architecture aussi...

Patience et longueur de temps, donc. Si l’on en croit M. Pé- ricard et L. Bériot, il y a des bêtes et des méchants partout; ils sont d’ailleurs, la plupart du temps, plus bêtes que mé- chants. Et puis, comme le dit le ministre de l'Environnement, non, pardon, Paul Claudel (cité en exergue de La France défti- gurée) : Le pire nest pas tou- jours sûr.

Jacques BERTRAND # 1. La France défigurée, chez Stock,

par Michei Péricard et Louis Bériot (28 F).

ça va mieux

enle disant

LES RAISONS OBSCURES DES GREVES

Je suis un abonné trans- fuge de La Semaine- Radio. Depuis un an que nous recevons Télérama nous n'avons qu’à nous en féliciter. Pourtant au début ça a été avec une certaine appréhension que nous avons appris le changement qui devait s'opérer malgré les réticences de plus en plus vives que nous éprouvions pour la mauvaise qualité du contenu de La Semai- ne-Radio.

Mais si je me suis décidé à vous écrire c'est à cause de votre dernier

VOUS N'AVIEZ

Sur la foi de votre criti- que nous avons écouté sur France-Culture l’émis- sion théâtrale Marianne et son royaume.

Et bien vous n'aviez pas

exagéré, cette pièce est :

splendide, et il faut en louer la simplicité, la pu- deur, la valeur éduca- trice (mes filles, 16 et

TARATATA : ÇA

J'ai lu à diverses repri- ses des critiques de l'émission Taratata.

Dans mon enfance, quand nous racontions une his- toire à des grandes per- sonnes et que ces der- nières en voyaient l'affu- bulation, leur réponse était : « Taratata », au- trement dit : « Ça ne prend pas ». Alors vrai- ment M. Martin a bien choisi le titre de son heu- re d'audience. « Oui, M. Martin, ça ne prend pas. Vos jeux de mots sont fades, votre bla bla bla est ennuyeux et vos élans musicaux sont lamenta- bles. »

Vous interprétez de très

éditorial du numéro 1251 concernant Les grèves successives à l'O.R.T.F. C'est pour vous féliciter bien vivement d'un arti-

cle fort courageux et qui:

nous a rendu service. En effet, nous avions du mal à accepter ces grèves ayant mal saisi des rai- sons, qui forcément nous étaient obscures avant votre écrit ; maintenant j'accepterai avec plus de compréhension ces petits inconvénients en compre- nant mieux, grâce à vous, leur motivation. M. BER- NARD FABRIQUE - ARPA- JON.

PAS EXAGERE

11 ans, l’'écoutaient aus- si), la beauté très émour- vante. C’est la première fois que je vous écris, et je suis heureux de le faire pour vous adresser des louanges en même temps pour la valeur de vos critiques dans tous les domaines que vous traitez dans votre revue. J.-H. MOREAU - CHOLET.

NE PREND PAS

beaux airs d’opérettes, airs que nous susurrions en sortant de la repré- sentation. Mais vous les transformez. D'abord vous les transposez pour les amener à entrer dans vo- tre registre vocal. Théorie fausse, c’est votre voix qui doit être capable de s'étendre. Dans votre der- nière émission, vous vous êtes « rengorgé » en nous annonçant Les Roses de M. Beaucaire.

Mon cher, non, n'insis- tez plus et si vous avez vous-même un peu de mémoire musicale, sou- venez-vous de André Bau- dans ce même air... M. LECHENE - ETABLES-: SUR-MER.

ASSEZ DE

ET DAVANTAGE DE

Tout d’abord, je remer- cierai ceux qui ont eu l'heureuse idée de pro- grammer l'Hommage à Tex Avery, qui nous a changé des habituels et insipides dessins animés (de Walt Disney entre au- tres). Ensuite. je dé- plore vivement l'absence à la télévision de pop, « musique de sauvages » comme on dit. Mais je préfère écouter des mor- ceaux des « sauvages » Pink Floyd, Who ou Emerson, Lake and Pal- mer plutôt que Sheila, Claude François ou aur- tres.

Quant à la disparition de l'émission Pop 2 rem- placée par des films pour elle

bébés attardés

«

SKIPPY » « POP »

montre bien l'arriération de la France en matière de musique pop. Et en plus, il n'y a pas sou- vent quelque chose d’in- téressant le mercredi après-midi, à la télé. les programmes sont sèûre- ment pour les jeunes, mais surtout les très jeu- nes. On commence à en avoir assez des Skippy et autre Flipper. PETCHA- NATZ - ANNECY.:

@ Déjà ignorée, méprisée traditionnellement dans les programmes de la télévision, la musique pop s'est encore trouvée par- mi les plus sanctionnés à l'occasion de la réorga- nisation des grilles, en fonction de l'arrêt des programmes à 23 heures.

DE VIADUC... EN MODULATION

1) Dans larticle sur Gus- tave Eiffel (n° 1428, pa- ge 74), vous parlez du « Viaduc du Gabarit » et de « la voix populi »…. J'avais entendu parler de Garabit ; mais, en vérité, Gabarit est beaucoup plus expressif. Quant à la se- conde expression, elle n'est. pas prétentieuse comme si elle était toute en latin.

2) J'entends dire que la chaîne France-Culture va passer sur les ondes moyennes. C'est pour moi une très mauvaise nou- velle je l'écoute pres- que tous les jours sur modulation de fréquence. Certaines émissions théä- trales n'acquièrent vrai- ment de la « présence » que sur cette modulation.

De même pour les concerts. M. P.R. - AN- GERS.

@ Au sujet du 1) Encore heureux que nous n'ayons

* pas écrit « voie ».. dans

cette histoire de viaduc !

2) Au sujet de France- Culture : les perspectives sont légèrement différen- tes, mais aussi sombres en ce qui concerne la M.F. France-Culture est déjà diffusé sur Ondes Moyennes, mais par des émetteurs assez faibles (sauf celui de Paris)..I n'est question que de remplacer ces émetteurs par ceux, plus puissants, d'inter-Variétés, program- me qui serait supprimé.

L'ennui, c'est que le ré- seau M.F. de France- Culture (dont certains émetteurs sont déjà em- pruntés pour des usages variés) risque d'être, de plus en plus, distrait au profit d'émissions scolai- res, universitaires, voire de programmes régio- naux. Un problème inquié- tant. Ce n’est pas le seul, hélas ! (nous en signa- lons un autre, page 73) - VC

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tv. DRAMATIQUE © SAMEDI 19 JANVIER ® CONTRECOUPS ® 20.35

Ce petit garcon a tout de même tiré dans le dos d'un homme

À 10 ans, Bruno a tiré sur un malfaiteur parce qu’il avait peur. Mais 10 ans, ce n’est peut-être pas trop tôt pour apprendre que la peur n'excuse pas un meurtre. Sinon pourquoi se scandaliser lorsqu'un policier tire le premier ? C’est la question que pose ici Jean Prat.

& Bruno a dix ans. Un soir que ses parents sont allés dîner . chez des amis, un bandit mas- qué s'’introduit dans l’apparte- ment. li menace Bruno d'un long pistolet. « tes parents cachent-ils leur argent ? » Bru- no n'en sait rien. Avant d'aller fouilier la chambre, le gangster s’accroupit pour couper les fils du téléphone. Bruno trouve par hasard le revolver de son père. Terrorisé, il tire dans le dos du bandit. || trouve encore la force de téléphoner à ses parents, avant de s’écrouler, en larmes, sur le divan. Quand les parents arrivent, accompagnés de leurs amis Simon et sa femme ils portent Bruno dans sa cham- bre puis démasquent le blessé : c'est Eric, le fils d’un premier mariage de Simon.

Deux mois plus tard, nous re- trouvons tous les personnages réunis dans la propriété pro- vençale de Simon. Le père de Bruno a accepté cette invitation pour des raisons profession- nelles : il a besoin de Simon pour réussir dans ses affaires. Mais la mère de Bruno s'in- quiète. C’est une femme sensi- ble, intelligente, assez mal à l'aise dans le milieu trop riche,

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superficiel et snob son mari l'oblige à évoluer. Que peut-il en effet y avoir en commun en- tre elle et la seconde femme de Simon, petite oie, fausse mon- daine et vraie sotte ? Une condition a tout de même été posée pour ce séjour : Eric qui est guéri de sa blessure ne révélera pas à Bruno que le bandit masqué, c'était lui. Mais peut-on faire confiance à Eric ? Ce garçon instable, amer, qui n'a pas accepté le remariage de son père, cet écorché vif, qui se cherche en vain des rai- sons de vivre et est capable des plus absurdes coups de tête (il l'a prouvé) ne va-t-il pas cher- cher à se venger de son meur- trier en puissance ?

Tout n’est peut-être pas si simple

Durant tout le début du film, nous éprouvons, en effet, un malaise. Bruno n'est ni une pe- tite brute, ni un névrosé. Il semble avoir recouvré son équi- libre, mais le souvenir de son acte l'a longtemps hanté. Sa mère lui a juré que te banaiïit n'était pas mort. || est, dit-elle, en prison. Désormais, on n’en

parle plus. Et cela nous sem- ble la sagesse. Nous redoutons

donc la présence inquiétante d'Eric. D'autant plus qu'il ne tarde pas à exercer sur l'en- fant une sorte de sadisme intel- lectuel, évoquant à mots cou- verts le drame que chacun jus- qu'ici s’efforçait de faire oublier à Bruno.

Et, soudain, voilà que nos conceptions, nos valeurs, nos critères vont lentement bascu- ler. Notre bonne conscience et nos évidences vont être remi- ses en question. Tout n'est peut- être pas si simple...

Contrecoups, dit Jean Prat, le réalisateur, qui a écrit lui-même cette histoire en colla- boration avec Andrée Chédid, c'est l'histoire d'une prise de conscience, le réveil d’un gosse élevé dans certains principes et un certain climat...

C'est exactement ça. Mais c’est aussi la prise de conscience de la mère de Bruno. Et‘surtout et, c'est ça le plus dérangeanf la nôtre. D'autant plus dé- rangeante que cette leçon ne nous vient ni d’un héros ni d’un saint, mais d’un garçon à demi dévoyé, pas très sympathique... mais qui est tout de même /a victime.

Car, enfin, ce petit garçon si gentil, que l’on craint tellement de « culpabiliser »… il a tout de même tiré dans le dos d'un homme. C’est un miracle qu'il n'ait pas aujourd’hui un meurtre

Eric (Jean-François Chaintron), Bruno

Œric Bagnoli)

et sa mère {(Maïa Simon) sortent

l'un de l'enfance, l'autre

de son rêve éveillé.

sur la conscience. Bien sûr, c'est vrai qu'il est gentil. C’est vrai aussi qu'il n’est pas cou- pable en ce sens qu'il n'est pas responsable de son acte il a agi sous l'empire de la peur. Mais si la peur explique son geste, elle ne suffit pas à le justifier.

Alors peut-être que l'attitude dé- rangeante d'Eric n’est pas inu- tile. Sa présence va agir com- me un révélateur. Très vite, les motifs un peu troubles de sa première intervention : vengean- ce, sadisme, vont s'estomper. Bruno se prend d'amitié pour Eric. Et Eric se met à aimer Bruno. || ne cherche plus à se venger : il veut que Bruno sorte de la confortable inconscience de l'enfance.

Photo Patrick Guis Pourquoi tu me poses toutes ces questions? demande Bruno.

Parce qu'il faut se poser des questions. Tu devrais t'en po- ser un peu plus, toi, si tu veux grandir.

Combien d'adultes ne sont pas adultes, faute de s'être posé des questions ? Combien d'adultes seraient capables du même geste que Bruno ? Par peur aussi. Ou pire : parce que la propriété, c’est plus sacrée que la vie d’un homme.

Et puis, le cinéma, la télévision,

le livre, les bandes dessinées et des faits divers quotidiens ne nous ont-ils pas habitués à considérer comme un geste na- turel de prendre un revolver pour abattre un homme ?

Alors, dix ans, ce n'est peut- être pas trop jeune pour com- mencer à apprendre que la peur n'excuse pas un meurtre. Sinon pourquoi se scandaliser quand un poiicier tire le premier sur un malfaiteur armé ?

Bruno, sa mère, Eric. Entre ces trois personnages s'établissent des relations ambiguës d’abord, puis de plus en plus vraies. Grâce à Eric, Bruno et sa mère sortiront l’une de son rêve éveillé, l’autre de l'enfance. lis ouvriront les yeux sur le mon- de. Plus rien ne leur apparaî- tra comme évident. {ls cherche- ront Ce qui se cache derrière les apparences de la morale. Mais -Eric aussi a appris des choses. Que toute révolte, par exemple, n'est pas forcément un bien, qu'il faut savoir trou- ver ses guerres d'Espagne. Et nous, nous avons suivi le même itinéraire que Bruno et sa mère.

Un peu plus conscients un peu plus libres

Nous voilà révoltés contre nous- mêmes, ahuris d'avoir pu un instant trouver naturel et jus- tifiable de tirer sur un hom- me sous prétexte qu'il est un voleur. Nous voilà un peu plus conscients et un peu plus libres. Comme Bruno, que la « maïeu- tique » d'Eric a délivré du com- plexe de culpabilité qu'il eût au contraire traîné toute sa vie, en enfouissant le souvenir de son acte, en en refusant la respon- Sabilité, en s’efforçant de le jus- tifier après coup...

Alors je ne sais trop quelle est la qualité artistique de cette émission. Je me souviens d'y avoir senti brûler le soleil de la Provence. Je crois me sou- venir de certaines maladresses ou facilités au niveau du scéna- rio. Et peut-être bien que Contrecoups n'est pas le chef- d'œuvre du réalisateur de L'Es- pagnol. Mais je m'en moque. Qualités et défauts s’estompent derrière la gravité de la ques- tion soulevée par cette œuvre.

Claude-Marie TREMOIS æ

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tv2.

CINEMA © DIMANCHE 20 JANVIER © CINE-CLUB ®% LE CINEMA FANTASTIQUE : LES CHASSES DU COMTE ZAROFF ® 22.40

Vous aurez peur tous les dimanches...

Ce qui est bien, dans le cinéma fantastique, c’est que, même quand c’est mauvais, . c’est intéres- sant. À plus forte raison quand c’est bon. Et le Ciné-Club nous propose six chefs-d’'œuvre, le di- manche soir, sur la 2. Une vraie cure de peur...

B Un dimanche soir, en jan- vier, vous vous perdrez dans le labyrinthe des marécages de l'île maudite, tentant d'échapper

aux flèches du sanguinaire comte Zaroff. Huit jours plus tard, c'est un gorille gigan-

tesque qui viendra vous sur- prendre, surgissant dans l’em- brasure de votre fenêtre. La semaine suivante, on vous invite à une cérémonie intime : c'est le moment de présenter au monstre de Frankenstein sa nouvelle fiancée, une beauté infernale, créature d’un savant diabolique. Plus tard, vous ex- plorez une crypte tendue de toiles d'araignées, grouillante de rats, à la recherche d'un couple de vampires. Plus tard, encore, vous accompagnez dans leur périple ces deux orphelins pourchassés par un pasteur peu recommandable, assassin de veuves et bourreau d'enfants. Enfin, voici un dé- mon sorti de la nuit de millé- naires d’épouvante, une malé- diction archaïque en plein XX" siècle : gare à la formule cabalistique qui fera de vous sa victime...

Vous ne rêvez pas. Ces films- cauchemars s'appellent Les Chasses du comte Zaroff, King Kong, La Fiancée de Franken- stein, La Marque du vampire,

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La Nuit du chasseur, Curse of the Demon. C'est à un rendez- vous hebdomadaire avec la peur (pour citer le titre français de ce dernier film) que vous convie le Ciné-club.

Mais, dira-t-on, ne risque-t-on pas de traumatiser les jeunes esprits ? Il faudrait le demander aux adolescents anglo-saxons qui font leur pâture quotidienne, tant au cinéma que sur les petits écrans, de films d’épou- vante comme ceux-là. Rassu-

‘4 es +

ÉCALL

45

rez-vous : on a écarté les films contenant des scènes san- glantes ou horrifiques. Et le choix excellent du Ciné-club ne pourra que ravir les ama- teurs de cinéma.

L'apparition du fantastique à la télévision, c'est une consécra- tion. Certes on avait program- mé, en 1960, je crois, un « Cri- terium du film fantastique », mais, hormis le Frankenstein de James Whale, on s'était can- tonné dans le merveilleux. Bien

King Kong : Par le miracle de la technique cinémato- graphique, King Kong est un véritable chef-d'œuvre poétique.

A

La Fiancée de Frankenstein : Un couple célèbre :

le monstre de Frankenstein et sa fiancée créatures d'un savant diabolique. Les Chasses du comte Zaroff :

Le comte Zaroff périra

de la mort qu'il réservait

à ses victimes.

À ve

sûr, on avait montré (au Ciné- club aussi) l'expressionnisme allemand. Mais, outre que cer- tains de ses avatars sont bien surestimés par les historiens du cinéma, avec des films com- me le Nosferatu de Murnau et Les Trois Lumières de Fritz Lang, le fantastique est encore dans les langes : il a vu le jour au début des années 30. Préci- sément, lorsque le parlant per- mit de joindre aux images des monstres et des fantômes les hurlements de peur de leurs victimes.

C'est dans une Amérique en pleine débâcle économique que ces cauchemars filmés ont atti- un public accablé de soucis quotidiens. Faut-il y voir la fameuse évasion dans le rêve, dans le dépaysement de l'ima- ginaire en délire? On dit et répète que le fantastique a connu ses âges d'or lors des périodes historiques les plus troubles. Est-ce un hasard ?

Poursuites, chutes, ténèbres et grottes

Voici que les Français vont dé- couvrir le fantastique, grâce à la télévision, alors que la situa- tion économique est des plus

- alarmantes.

Quoi qu'il en soit, les structures dramatiques de ces films sont remarquablement constantes il s’agit toujours de poursuites, souvent de chutes dans le vide, et tout se passe en des huis- clos oppressants ténèbres, châteaux, maisons à cryptes, grottes, forêts vierges luxu- riantes, îles sans issues. C'est l'univers mental des hantises inconscientes qui est reproduit, et ce sont les obsessions du rêve qu'il nous fait revivre.

Ce monde est habité par les monstres. Mais qui sont les monstres ? Des épouvantails, des croquemitaines, des êtres physiquement effrayants ? Le grand mérite de cette sélection du ciné-club est de détruire cette idée fausse. Le monstre de Frankenstein et sa fiancée, on le verra, sont moins mons- trueux que leurs créateurs. Les grandes figures du fantastique, ce sont plutôt des transpositions d'images psychanalytiques pro- fondément ancrées.

L'image la plus déterminante, en psychanalyse, n'est-elle pas celle du Père ? D'une manière ou d'une autre, ces films s’y rattachent tous. Le général- comte Zaroff, Russe blanc exi- lé, est un aristocrate régnant en maître absolu sur son île (signe visible renforçant la no- tion de pouvoir, d'autorité : la barbe noire). Comme le baron Frankenstein, autre aristocrate, il se prend pour Dieu, s’arro- geant sur autrui droit de vie ou de mort comme celui-là décide de créer un être à son image.

Egalement démiurge, le docteur Prétorius, s'amusant de ses homoncules en bocaux pour qui il est un dieu. Aux yeux des indigènes de l’île du Crâne King Kong est un dieu, le

« roi » Kong (signe visible du pouvoir : le gigantisme). Le magicien Karswell, entouré

d'une meute d'enfants dans Curse of the Demon, n'est-il pas un père Fouettard sous un mas- que de Père Noël ? C'est en- core plus clair pour Harry Po- well (Robert Mitchum dans La Nuit du Chasseur), père-tyran des enfants dont il vient d’épou- ser la mère.

Tortionnaires cruels, écrasant impitoyablement les faibles, ces personnages sont pourtant

d'une étrange dualité, qui leur donne un second visage, para- doxalement enfantin. Le comte Zaroff joue un jeu de boy-scout, du style jeu de pistes, mais dé- formé par le sadisme. Comme le

vampire Bela Lugosi, il joue un personnage cabot, un pan- tin presque ridicule s’il n’était si dangereux. Comme lui, King Kong s'amuse à piétiner des villages, à exterminer des popu- lations qui ne sont pour lui que des insectes (les enfants que nous connaissons n'ont-ils pas tous des jeux aussi sadiques, destructeurs, sinon plus ?). Il poursuit et désire la jeune fem- me blonde et joue avec elle comme avec une poupée.

Soumis à leur passion, à leur obsession

Jouets également, pour Préto- rius, les homoncules en bocaux. Quant à Harry Powell, animé par son caprice et son idée fixe, il devient plus enfant (pleu- rant de rage quand ses proies lui échappent) que les enfants trop adultes qu'il poursuit...

Ces êtres ignorent la morale. IIS sont soumis à leur obses- sion, à leur passion, et c'est ce qui en fait des personnages tragiques. Car ils doivent, fata- lement, aller jusqu’au bout, et en mourir. Zaroff périra de la mort qu'il réservait à ses vic- times, King Kong sera comme la Bête éternelle victime de la Belle, Karswell sera emporté par le Démon qu'il a lui-même imprudemment évoqué, et Harry Powell finira une corde autour du cou. Nous nous apercevrons alors qu’au fond, malgré tout, nous les aimions. Trop tard...

Jacques DELATTRE Æ 15

tvi.

PORTRAIT © LUNDI 21 JANVIER © FEUILLETON : MAURIN DES MAURES ® 20.15

Au pays de Maurin des Maures, Armand Meffre se re- trouve chez lui. Ce provençal, ce paysan, qui n’a ja- mais voulu perdre son accend natal, venu par hasard d’un radio-crochet au théâtre, puis à la télévision,

est comédien, mais aussi

& J'ai déjà vu cette tête-là quel- que part. C'était à la télé ; il y en avait plein le petit écran de ce colosse barbu et de son quintal d’intarissable bonhomie. C'était dans un de ces seconds rôles dont on se souvient long- temps. Parce qu'« il » avait si bien la tête de l'emploi. Mais, voyez comme on est ingrat, je n'ai pas la mémoire des noms.

Renseignements pris, il s'appel- le Armand Meffre, il a quaran- te-cinq ans, le cheveu court et frisé, la barbe épaisse et la si- thouette prospère. Compagnon admiratif de l'Ilustre Maurin, c'est un familier de la Télévi- sion : l'Ile mystérieuse et /’Arlé- sienne de Badel, L'affaire Lour- des, de Bluwal, Dimanche volé, de Chouchan. Méconnu malgré tout. Au théâtre, il a joué tous les grands auteurs classiques et contemporains. Il a adapté pour la radio des œuvres ita- liennes. I! écrit. Il joue du vio- lon.

Et il parle... Pas très bavard sur sa jeunesse, craignant le mau- vais folklore. Mais naturelle- menti loquace dès qu'il évoque ses rôles, les comédiens, le théâtre, et son Midi. Car ce co- médien singulier, paysan d'ori- gine et de constitution, prétend que si dans son métier on ne se préoccupe que de soi-même, on en arrive vite à ne plus faire que des grimaces.

Armand Meffre, vous êtes devenu comédien profession- nel à 27 ans, ce qui est un âge quasiment canonique.

J'étais agriculteur dans le Vaucluse. On faisait le vin, les cerises et les asperges. Ça me plaisait. Mais j'ai toujours refu- toute fatalité. Je faisais du théâtre amateur, dans mon vil- lage, avec l'instituteur. Pendant que les autres troupes d'ama- teurs jouaient du Max Régnier ou du théâtre de boulevard, nous montions Marivaux, Jules

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peintre et écrivain.

Romains. C'était tout de même autre chose. Et puis je disais des poèmes. Je me souviens être allé à Cavaillon pour un radio-crochet avec des poèmes

de Jehan Rictus ! Le gars, pas.

dupe du travail qu'il faisait m'a dit : « Tu vas te faire étendre mais, par contre, tu devrais fai- re du théâtre. » Un jour, des gens qui campaient dans mon village m'ont entendu dire des poèmes et m'ont conseillé d'aller voir Planchon, à Lyon.

Et Planchon vous a bien accueilli ?

|| m'a engagé à la première audition et il m'a confié tout de suite des ‘rôles importants Paolo Paoli, d'Adamov, Georges Dandin (de Molière). J'ai joué lonesco, Brecht, Beckett.

On rencontre qui on doit rencontrer

En somme, vous avez eu beaucoup de chance.

On rencontre qui on doit rencontrer. Non par fatalité. mais par choix. Par exemple, je faisais de la peinture dans mon village.

» || y avait, au Vieux-Oppède, des tas de peintres parisiens, pittoresques mais qui n'avaient rien à dire. Moi j'ai choisi de travailler avec un type comme Justin Grégoire, un instituteur, qui était un professeur de pein- ture pas facile du tout. J'ai choi- si la difficulté mais c'est ainsi que j'ai pu travailler profondé- ment la peinture, découvrir les

techniques des anciens, etc. Au.

théâtre, c'est la même chose.

Votre accent méridional ne vous a pas gêné pour obtenir certains rôles ?

Non, dans la vie je m'expri- me avec mon accent et j'y tiens. Mais j'ai horreur de la spécialisation. J'aurais très bien pu jouer la carte du Méridional.

ARMAND MEFFRE

Il sait tout faire sauf des grimaces

« Moi,

quand

j'entre

en scène,

je me dis

que je suis

le plus fort. »

Or, ce qui est étonnant c'est que pendant dix ans, n'ayant joué que des auteurs classi- ques contemporains, chaque fois que je me présentais pour un rôle de Méridional, on ne voulait pas de moi. Il a fallu que je joue un Marseillais dans La clé des cœurs à la télévi- sion pour qu'on me confie des rôles de Méridionaux.

Le culte du savoir plus que de l'argent

» Vous savez, je crois qu'on peut tout faire. Je viens de tour- ner pour la télé norvégienne le rôle d'un ténor russe qui chante en italien. L'italien, ça va, je le parle. Mais pour le rus- se, j'ai appris tout mon texte phonétiquement et on n'a pas eu besoin de me doubler.

Quel genre de héros est Maurin des Maures dit l'illus- tre ?

C'est une sorte d’anarchiste paisible. C'est un héros, pour son goût de la liberté, pour les

histoires qu'il raconte et la culture orale dont il est déposi- taire. D'une certaine manière il défend l’idée du Sud profon-

dément républicain et anticléri-

cal contre le centralisme impo- par le Nord. Mais il ne faut pas faire dire à ce feuilleton plus qu'il n’en dit.

» C'est une œuvre gentille, qui finit mal, ce qui n’est pas cou- rant dans ce genre de divertis- sement. Elle a le grand mérite de décrire sans prétention le Midi radical-socialiste du dé- but de ce siècle. On est contre le gendarme et avec le député, un notable fraîchement issu du peuple. On a le culte du savoir plus que de l'argent. Le spiri- tuel laïque a encore un certain pouvoir. Les conflits économi- ques et politiques sont beau- coup moins tendus qu'aujour- d'hui le fric est roi. Il y a dix ans, je défendais encore cette idée d’un Midi les gens ont

_une grande faculté de coopéra-

tion entre eux. Maintenant, l'in- dustrialisation brutale, notam- ment à Fos, d'un milieu tradi-

tionnellement rural provoque une désagrégation catastrophi- que. On oppose une main-d'œu- vre étrangère exploitée au mon- de ouvrier de la région et ça provoque un racisme, une vio- lence épouvantables.

Vous parlez le provençal ?

C'est même ma première langue. Je crois que plus on tient à ses racines, moins on doit être chauvin. Moi, je suis internationaliste, mais je ne comprends pas qu'au siècle on apprend l'anglais et l’alle- mand, on n'ait pas le droit d’ap- prendre la langue de son pays. Sans pour autant refuser la culture française.

La liberté coûte cher

Vous n'êtes pas seulement peintre et écrivain.

Brecht disait : « Si tu ne re- gardes que toi-même qu'est-ce que tu raconteras aux autres ? ». Ce que j'écris est étroitement lié à ce que je lis ; ce que je lis à ce que je joue ; ce que je peins à ce que j'écris, ce que je lis, ce que je joue et ce que je vois. Je n'ai jamais voulu courir le cacheton. Mais la li- berté coûte cher. Je préfère la payer le prix. Et puis ma peinture après tout je la vends.

Ça ne vous chagrine pas de ne pas être une vedette ?

Etre vedette c’est un acci- dent heureux mais provisoire. Moi ça ne me manque pas. Si ça m'arrivait je ne l'aurais cer- tainement pas fait exprès mais je ne dis pas que je me senti- rais humilié.

» L'important c'est de rentrer sur une scène ou sur un plateau avec l'idée qu’au moment l'on joue, on doit vous regar- der. Sinon ce n’est pas la peine d'entrer. Moi quand j'entre en scène je me dis que je suis le plus fort.

Exit Armand Meffre dans un grand rire plein de malice et de santé. Propos recueillis par Jacques MARQUIS Æ

17

tv. INFORMATION © MERCREDI 23 JANV. ® LES TROIS VERITES ® 20.35 ©

Le grand duel

C’est d’abord un beau cadeau d'anniversaire que ce débat des Trois Vérités, pour Pierre Mendès-France et Michel Debré. Car tous deux sont nés au mois de janvier, l’un le 11 et l’autre le 15, mais pas la même année. Un cadeau inattendu car le pouvoir n'apprécie guè- re plus de voir l’ancien Premier ministre du gé- néral de Gaulle occuper le devant de la scène que la gauche ne se réjouit de la vedette donnée à l’an- cien président du Conseil de la IV République.

Æ Les-deux hommes, vieux sangliers de la jungle politique, ont en commun d'être des soli- taires, et aussi des passionnés, l'un de l'espèce bouillante et -coléreuse, l’autre du type gla- cial et tranchant. Ils partagent également la religion de l'Etat et de hautes et exigeantes ambi- tions pour la France et pour les Français. Mais s'arrête toute- fois le parallèle.

Michel Debré, 62 ans, résistant courageux, procureur acharné des vices du « système » de 1948 à 1958 au Sénat il gagne son premier surnom de « Michou la Colère », c'est sur- tout le chef du gouvernement des premiers pas de la Répu- blique du général, des années difficiles de la guerre et de la paix algérienne.

Il reçoit encore plus de coups qu'il n’en donne, y gagne un second surnom, « l'amer Michel », et après avoir présidé, jui le nationaliste, à la décoloni-

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Michel Debré

sation, il est écarté, limogé. La fidélité peut être aussi une pas- sion : la sienne n’est pas ébran- lée. Il retrouvera bientôt à la Réunion le siège de député que la Touraine lui refuse, puis des responsabilités ministérielles éclatantes à l'Economie et aux Finances périlleux honneur : il y était en mai 1968 et en- suite aux Affaires étrangères. Grand feudataire du nouveau souverain Georges Pompidou, il consent à demeurer à ses côtés le garant de l’orthodoxie comme ministre des Armées jusqu’en mars 1973.

Un personnage de Goya

Pourtant il y a toujours une « loi Debré », une politique Debré, un ton Debré qui braquent, comme autrefois les nationalis- tes algériens de 1960 ou les activistes de l’'O.A.S. en 1962, tantôt les étudiants et les gré- vistes de 1968, tantôt les régio- nalistes et les européens de 1969, tantôt les lycéens de 1972.

Qu'importe : il n’a cure de l’im- popularité, on dirait même qu'il la recherche. Rentré dans le rang, il continue de monter à la tribune comme on monte en chaire et, plus polémiste que logicien, de fouailler ladver- sai‘e et à l’occasion son parti, de morigéner les Français, de prêcher la nation, la raison d'Etat, la grandeur avec une irritation frémissante, une sourde fureur et une raideur féroce.

Jadis brun, mince, fin comme une lame, il évoquait un per- sonnage de Goya. Au fil des années, le visage est devenu moins aigu, le teint moins blême, la voix moins coupante et déchirée, l'allure moins leste, si le sourire est resté jeune. Il scande d’un geste du bras les propos austères qu'il dispense, la tête penchée, ramassé sur

lui-même, comme s'il était prêt à bondir à la gorge du contra- dicteur, mais il consent davan- tage maintenant, la soixantaine passée, à réfréner son impa- tience, à attendre pour répli- quer, à feindre et à ruser.

Pierre Mendès France, 67 ans, c'est Cassandre, c’est le juste. Lui non plus, il n’a jamais sup- porté bien longtemps de n'être pas le premier, non par orgueil, mais par une nette conscience de sa valeur, par tempérament, par goût de la solitude.

Le premier, il l’a été si souvent ! Le plus jeune avocat de France à dix-neuf ans, l’âge auquel Michel Debré interrompait ses études, devançait l'appel pour entrer à l'Ecole de cavalerie de Saumur. Le plus jeune député de la Chambre de 1932, le plus jeune secrétaire d'Etat de la Ill° République dans le gouverne- ment Léon Blum de mars 1938, la persécution, l'évasion, la guerre dans les bombardiers de la R.AF., ministre à Alger puis à Paris, et soudain c’est Cassan- dre. Il est la voix qui répète les avertissements; les prophéties terribles, le procureur qui re- quiert contre la guerre d’Indo- chine et qui, à l'heure du drame de Dien Bien Phu, est enfin appelé au pouvoir et devient P.M.F. Il tourne la page, mon- trant qu’une politique, même sous la IV° République, c'est d'abord une volonté. || engage la décolonisation tunisienne, re- çoit le premier choc de la ré- volte algérienne, est emporté.

Inlassablement

il prédit le pire

Un tel homme, même s’il n’est pas gaulliste, quelle recrue pour de Gaulle ! Mais non : il sera Cassandre encore, c'est son destin. Il perd ses mandats, quitte ses fonctions, retrouve un moment à Grenoble le siège laissé à Louviers et inlassable- ment il prédit le pire qui n’est pas fatal mais finit toujours, peu ou prou, par arriver. Il n’est plus rien et cependant un très remar- quable esprit de synthèse, la clarté de l'exposition, l’obstina- tion dans le raisonnement, un acharnement de bœuf à la char- rde, lui conservent une au- dience, notamment auprès de la jeunesse, qui est sans relation avec sa place dans le jeu poli- tique. Il décourage ses amis en refusant d'affronter de Gaulle en 1965, les étonne en acceptant d'être mis en avant par François Mitterrand en 1968, les désar- çonne en apparaissant comme

économiques :

* La France et les difficultés Faut-il avoir peur

de 1974 ?

Pierre Mendès France

eLUUeS SOJOUd

le second de Gaston Defferre en 1969.

Parmi tous les ismes, si le gaul- lisme était avant tout une action, le mendésisme demeurait et demeure malgré tout une pen- sée.

Il y a déjà eu d’autres chocs

Le choc entre ces deux tempé- raments s’est déjà produit, et plus d’une fois. En 1958-62 d’a- bord, nul ne dénonçait avec plus d'ardeur que P.M.F. Ja nouvelle République issue, soutenait-il, du coup de force militaire et de l'insurrection algéroise, cette République à laquelle Michel Debré, Premier ministre, s’effor- çait précisément de donner ses traits les plus ingrats et les plus rudes. En 1966-67, c'était mer- veille de les voir ferrailler allè- grement à l’Assemblée Natio- nale le député de Grenoble était, de loin, le meilleur orateur, le meilleur expert de l’opposi- tion au gouvernement Pompi- dou, dont le ministre de l'Eco- nomie et des Finances n'était autre que Michel Debré. Dans une complicité à peine tacite, avec le jeune et brillant prési- dent de la Commission des Finances, Valéry Giscard d’Es- taing, alors écarté de la rue de Rivoli, ils se renvoyaient le mi- nistre sur sa balançoire, balloté jusqu’à l’'écœurement.

Entre bretteurs de grande classe

Surtout il y eut, entre ces deux batailles, le grand débat de 1965. Leur controverse radiodif- fusée sur une chaîne privée car ni l’un ni l’autre, déjà, n’é- taient en odeur de sainteté du côté du pouvoir et donc de la télévision était prévue, un soir, pour trois quarts d'heure ; elle tint la France en haleine pendant trois séances d’une heure et demie chacune.

Quand ils vont polémiquer demain sur nos écrans autour de notre proche avenir, le Goya et le Cassandre d'hier sauront donc fort bien, l’un et l’autre, en vieux mousquetaires, frap- per et comment esquiver. On peut espérer un beau duel entre bretteurs de grande classe, les meilleurs sans doute des deux camps à l’heure actuelle. Qu'on ne s'inquiète pas trop pourtant : peut-être faut-il avoir peur de 1974, mais certainement pas de voir la soirée se terminer sur une réponse catégorique, quelle qu'elle soit, à la question posée.

Pierre VIANSSON-PONTE 19

tvi.

DRAMATIQUE ® JEUDI 24 JANVIER ® LA LEÇON D'ALLEMAND : Ire PARTIE © 20.35

Je peindrai des tableaux invisibles et vous n'y verrez que du feu

L'œuvre de Siegfried Lenz, adaptée en deux parties par la télévision allemande, date des années 50. Com- me tous les écrivains de sa génération, Lenz tente

de se libérer d’un lourd passé :

Sa Leçon d'allemand (1)

Æ Le Nord du Schleswig-Hols- tein : une région qui, comme son nom l'indique, se prend ter- riblement au sérieux : cris de mouettes sur grands espaces boueux, mer et plaine rivalisant d'immensité on ne sait plus laquelle il faut endiguer. Le vent s’affaire sur les roseaux, tolère à contrecœur les fermes et leurs troupeaux. Le brouillard. Le ciel ou se déroulent de grands combats de nuages, qu'on pourrait regarder des an- nées sans se lasser. Dans un tel paysage les silhouettes se détachent avec acuité : à des kilomètres, on voit l'agent de police Jepsen, du hameau de Rugbüll, peinant sur sa bicy- clette face au vent...

Dans une maison de correction, un vendredi, jour de la leçon d'allemand, les élèves compo- sent sur le thème les joies du devoir. Siggi Jepsen, 19 ans, interné à la suite d’une étrange histoire de vols ide tableaux, rend copie blanche. Sa punition consiste à rester enfermé dans sa cellule jusqu'à ce qu'il ait

rédigé son devoir. Cela va durer:

cent et quelques jours. Grâce à ces « joies du devoir », Siggi se délivre peu à peu de ses souvenirs. Il en remplit des cahiers d’écolier, interrompu parfois par le gardien, le direc- teur ou quelque psychologue- stagiaire qui suivent son cas avec autant d'incompréhension que de bonne volonté.

Son récit le transporte dans les

20

celui du nazisme. est une leçon de liberté.

années quarante. Siggi a dix, douze ans. Son père, le policier de Rugbüll qui sillonne le can- ton à bicyclette avec un remar- quable sens du devoir, vient de recevoir un ordre : confisquer les tableaux du peintre Nansen, un voisin, un camarade d’'en- fance, et l'empêcher désormais de peindre. Un ordre absurde, mais il vient de Berlin, du bu- reau de quelque lointain fonc- tionnaire ; par des rouages soi- gneusement calculés, l'ordre est arrivé au poste de police du dernier hameau, presque sous la mer, s’est trouvé un agent pour le recevoir. Et le faire res- pecter. C'est cela qui est grave ; plus encore que le régime nazi lui-même qui est nazi à Rug- büll, au bout du monde ?

De petites peintures non peintes

Le devoir, je tiens cela pour de la prétention aveugle. Quand vous parlez de devoir on n'a plus qu'à se tenir sur ses gar- des, dit le peintre. Ce qu'il fait. Il peint, mais cache ses peintu- res. Le policier le traque. Cha- cun fait son devoir sous le re- gard fasciné du jeune Sigagji, qui aide le peintre. Quand le policier brûle ses peintures, le peintre dit, je continuerai à pein- dre des tableaux invisibles. J'y mettrai tant de lumière que vous n'y verrez que du feu.

Symbolisme facile ? Ce policier qui pense au pas de l'oie; ce

Emil Nolde (ci-dessus « autoportrait

peintre qui incarne le talent, lindividualisme face à la répres- sion : deux personnages trop typés, caricaturaux ? D'ailleurs, si on veut vraiment empêcher un peintre de peindre, il suffit de. lui couper les mains, de lui crever les yeux ou de le mettre au cachot. On y a pensé, non seulement en Allemagne mais au Chili, en Espagne, au Portu- gal, en Grèce, en Tchécoslova- quie, en Chine...

Mais il se trouve que, telle quelle, l'histoire du peintre Nan- sen est vraie. C'est celle d'Emil Nolde qui dut certainement à ses soixante-dix ans, à son calme et à l'éloignement de sa retraite un village comme Rugbüll de ne subir plus grand dommage que l'interdic- tion de peindre; ses œuvres confisquées qu'on prétendit brûlées, furent en fait. vendues aux collectionneurs suisses |!

Depuis les années 20, Nolde était connu pour la qualité de ses œuvres apparentées à Cé- zanne, Gauguin, Van Gogh, et

1947). Soixante

apprécié pour l'indépendance de ses prises se position en ma- tière d'art. Les nazis à peine au pouvoir font fermer par la police une de ses expositions, décro-: chent ses tableaux des musées et le rangent avec les peintres « décadents » au « musée des horreurs ».

Décadent, Nolde ? Il a peint des femmes rouges dansant devant des bougies, des scènes reli- gieuses, la mer, les couchers de soleil, des fleurs et des nua- ges ; entre autres. || y a dans sa peinture une naïveté tragi- que; des couleurs violentes, ingénues. Une impression de liberté... Malgré l'interdiction, il peignit plusieurs centaines de petites peintures non peintes ( Regarde mon soleil cou-

chant invisible sur la mer fait.

dire Lenz à Nanson Ces feuillets vont être examinés ré- pond le policier Examinez-les si vous voulez, jetez-les au feu, vous ne les détruirez pas, répond le peintre). -

Bien sûr c’est le peintre qui

F [4

ans de travail acharné, de recherche indépendante. Ci-dessus, < Mise au Tombeau » (1965)

ä Pour interpréter La leçon d'allemand, le réalisateur, Peter Beauvais, a fait appel à deux acteurs célèbres en Alle- magne Wolfang Buttner, le peintre, dr.) et A. Assman, le policier g.).

‘J'L'#'O 910d

à les nazis l'ont jugée décadente.

triomphe ; l'imagination reprend le pouvoir. Le policier Jepsen découd ses insignes nazis mais continue à traquer les tableaux, malgré la fin de la guerre et la réhabilitation du peintre. Et Siggi échoue en maison de cor- rection, malade de la folie de son père qui l’a ébranlé et a provoqué chez lui des halluci- nations, des visions de tableaux en flammes...

Siggi, au fond est enfermé à la place de son père. Il le sait. C'est lui qui paye, c’est sur lui que pèse un passé dont il n’est .Pourtant pas responsable. Il expie et en même temps se dé- livre. C'est l’attitude de tous les écrivains allemands d’après guerre. Siegfried Lenz, Gunther Grass Enrich Bôll évoquent le nazisme, le recréent, le revi- vent jusqu’au vertige. Ils affron- tent les démons de leurs pères pour s’en délivrer à jamais.

Dominique PELEGRIN

(1) La leçon d'allemand, de Siegfried Lenz. Ed. R. Laffont. 459 p. 27,80 F.

21

TOUS AVIS VS © AVE TOUNS VU L

Du e

22

Æ || existe pas mal de petites phras:s dont on se sert, com- me ça, dans la vie, et qui sont pourtant tout à fait horripi- lantes. || y en a une, par exem- ple, qui dit : « L'argent ne fait pas le bonheur », ce qui, théo- riquement, est sans doute juste, mais qui, dans la pratique des règles du jeu de notre société, ne l’est pas forcément. Celui qui a lancé, un jour, « L'argent ne fait pas le bonheur » devait être quelqu'un qui n'avait pas de problèmes de fin de mois, c'est sûr. Parce que pour affir- mer une chose pareille, il faut en avoir les « moyens ».

C'est comme cette « qualité de

cinq heures quinze, histoire de prendre le temps de se réveiller, qui descendent par paquets aux mêmes stations, en courant déjà, allez parler de ça à ceux qui prennent le métro à six heu- res, à ceux qui prennent le train, le bus, en banlieue, en provin- ce, avant que le jour se lève, avant que soient levés ceux qui (leur) parlent de cette « qualité de la vie »… Allez leur parler du bonheur. Ils vous parleront de leur réveille-matin.

Et puis, ils pourront difficilement avaler que ce soient les mêmes qui leur promettent, à leur ma- nière, une vie de « qualité » et qui continuent de défendre, en

bonheur, rien d'autre

la vie » dont s'inquiètent, depuis deux ou trois ans, ministres et autres gens qui nous gouver- nent, qui détiennent les ficehes. C'est très bien. Encore faudrait- il, d’abord, avoir résolu que:- ques-unes des principales an- goisses quantitatives et quasi- quotidiennes d’une bonne partie de la population. En fait, actuel- lement, cette « qualité de la vie » est ctilisée surtout, par les ministres et autres gens qui nous gouvernent, comme diver- sion, comme si le « quantitatif », après tout, salaires et compa- gnie, n’était plus le pros!lème, comme si l’on pouvait passer au bien-être sans attendre da- vantage, sans conquérir devan- tage le mieux-ûtre.

Allez parier de ça, par exemple à ceux qui prennent tous les matins le métro à cinq heures trente, qui sont sur le quai dès

fin de compte, les règles actuel- les du jeu, de notre société. Comme ce M. Philippe d’iri- barne qui, à Actuel 2, la semaîne dernière, et avec la voix de Gis- card d'Estaing, a « rendu compte » du bcnheur, du bien- être etc., sans £ousser trop loin la critique de ces règles du jeu. Un Actuel 2 dont l’un des invités journalistes était M. Louis Pauwels, qui a fait le rai- sonnement suivant, à un certain moment, pour prouver que les Français sont heureux des Maliens viennent vivre en France, avez-vous vu des Fran- çais immigjrer au Mali ? ce qui est L'n argument fallacieux, per- fide, spécieux, d’une grossière subtilité.

Au cours de cet Actuel 2, la télé- vision est entrée plusieurs fois dans la conversation. Sous for- me, essentiellement, d'objet très

répandu participant à l’escalade de Ja consommation. On a expli- qué, par exemple, qu'avoir une télévision couleur était la nou- velle convoitise, le nouveau dé- sir, dans cette escalade. Mme Jacqueline Baudrier ne savait pas qu'on parlerait de ça, quel- ques jours plus tard, mais dès le 1er janvier à minuit et quel- ques minutes, elle poussait à la « consommation » en souhaitant aux télespectateurs, de pouvoir s'offrir cette année « la cou- leur »… Ce que l’on aurait pu souligner, au moins, au passage, c'est que la couleur coûte en- core cher, ou autre chose de ce genre.

Ce que l'on aurait pu dire, sur- tout, c’est qu'une véritable télé- vision se préoccupant du bon- heur des Français devrait être une télévision complètement dif- férente de ce qu'elle est actuel- lement, dans son contenu. Elle devrait aider les gens, les éclai- rer, mettre les choses dans une lumière réelle. Et non pas être un moment quotidien de mépris, sous couvert d'un « divertisse- ment » qui ne consiste pas à rendre les téléspectateurs heu- reux mais optimistes. Ça, bien sûr, personne ne l’a expliqué.

Un mot de sept lettres

Personne n'a mis en cause les programmes de télévision, per- sonne ne s'est aventuré à ima- giner, en direct, une autre télé- vision escaladant un autre bon- heur, parce qu'il faut s'entendre sur les mots, c’est toujours pareil, et le mot bonheur, en tant que tel, avec ses sept let- tres, ne signifie plus grand chose. C’est affaire de concep- tion, comme toujours.

Disons que si l'argent ne fait pas le bonheur, la télévision non plus, à ce compte-ià.

Et pas le mien, en tout cas, la semaine dernière. En vitesse, reconnaissons tout de même que la dramatique espagnole

Photo Moret

Funteovejuna. La révolte d'un petit village espagnol contre les ignominies du « com- mandatore » à l'égard de Laurencia. La violence quand il n’y a pas d'autres solutions.

NZ

e

D.

Actuel 2. Philippe d'Iribarne parla du Les Vilains : Un regard désabusé sur bien-être. A-t-on parlé du mieux-être ? une humanité paysanne truculente.

ë ! couverte » d'une famille d’'agricul- teurs bressans, par J.-C. Bergeret. Une série comme on voudrait en voir beaucoup.

Fuenteovejuna, l'autre samedi, méritait d’être vue, même si sa réalisation était franchement nulle, d'une lenteur et d’une lourdeur mélodramatiques éprouvantes. De toute façon, ce soir-là, sur l’autre chaîne, le Top à. était une rediffusion, en raison de l'arrêt de travail de « certaines catégories du per- sonnel », comme ils disent. Catégories que lon n'autorise toujours pas, d’ailleurs, à venir s'expliquer au petit écran, ce qui est d'autant plus scandaleux que l'ORTF traverse actuelle- ment un moment difficile et que le processus de « décentralisa- tion » est inquiétant. Bon.

À quelques pas de l’autoroute

li y avait aussi, le lendemain dimanche, un reportage de Jean-Emile Jeannesson sur un baron de Gascogne, le baron de Saint-Pastou, à la simplicité aristocratique, qui vit, en quel- que sorte, dans un autre monde, un autre siècle, à quelques pas de l'autoroute, des échangeurs et des grandes surfaces. Première émission d'une série intitulée Rendez-vous avec... Images d’un bonheur royal fait de valeurs antiques auxquelles on a tout sacrifié. La sympathie, la curiosité ont vite gagné Jean- nesson qui aurait pu tout aussi bien, cela dit, les garder pour lui. Encore une émission qui s'attachait à l’anachronisme, à la survivance, à l'insolite. Alors que la télévision ne s'intéresse à peu près jamais à la vie quo- tidienne « actuelle » des Fran- Çais, à leur vie quotidienne en général. Heureusement, le soir, on put revoir le reportage de Jean-Claude Bergeret Le Par- tage qui ne prend le passé que pour articuler le présent.

Il y avait aussi, deux jours plus tard, sur la troisième chaîne, un reportage de Jean-Pierre Char- tier et Janick Arbois sur la for- mation permanente, sur le recy- clage en milieu rural. Première émission d'une série intitulée Nouveaux départs. Le recyclage du bonheur...

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10.015. LA FAMILLE MOSKAT 1. B. Singer. 27,85 F

DOdEL P

10.041. MANOUCHE R. Peyrefitte 24,85 F

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10.461. MAXIME OU LA DECHIRURE F. Groult. 21,90 F

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10.048. CRI DE LA CHOUETTE H. Bazin. 24,85 F

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dhésion au GRAND-LIVRE-DU-MOIS. Ci-joint, mon versement de 6F par: [] Virement postal (je joins les 3 vo- lets) à votre C.C.P.Paris1474395. [] Chèque bancaire à l'ordre du Club Français du Livre.

[] Mandat-lettre (formule 1411 bis) à l'ordre du Club Français du Livre. Dès réception, vous m'enver- rez ies 3 ouvrages que j'ai choisis. Si l'un d'eux est déjà épuisé, vous

Pour bénéficier immédiatement du cadeau de bienvenue et de l'en-- semble des avantages décrits ci- dessus, il me suffit d'acquérir dans l'année 4autres ouvrages au moins, au prix du commerce plus une par- ticipation aux frais d'envoi (actuel- lement-2,50 F) parmi les dizaines qui me seront proposés. Je reste libre après d'annuler cette adhé- sion à tout moment.

J'indique ici par leur numéro les 3 livres choisis

| 1

l20 ]s

et le livre de remplacement :

Code postal 111 1 1 Ville

FR

No et TUG EEE ee RL ER TRES

Date Signature

télévision

OO

circonstances M Grammaire

CHAINE

Suite à de nouveaux mouvements de grève à l'O.R.T.F., les. programmes que nous vous présentons de subir d'importantes modifications

risquent

R.T.S. PROMOTION

9. À la découverte de l'informatique. La commune et l'informatique. Rediffusion. 9.50 Les chantiers de lexpression. Rediffusion, avec exploitation en

direct de l'émission « A mots découverts » du

14 janvier : au pied de la lettre : la lettre de : adjectifs employés adverbialement M Vocabulaire : L'invitation à la campagne M Orthographe : le son «é» dans les verbes. 10.40 Cours pratique d'électricité. Ma- gnétisme. Electromagnétisme Induction et flux magnétique. 11.30 Le travail social. Animation d'une ville nouvelle : La Villeneuve de Grenoble, face aux problèmes que connaissent ses habitants pour leurs conditions de vie. 12. Magazine de la formation continue. Open university (université ouverte). Rediffusion.

12.25 MIDITRENTE

Variétés de Jean-Pierre Renard animées par Da- nièle Gilbert. Invité de la semaine : Serge Lama. Réalisation : Agnès Delarive.

Æ Dalida.

12.55 LA UNE EST A VOUS

13.

Présentation par Bernard Golay.

24 HEURES SUR LA UNE

13.15 VOIR ET ENTENDRE

Magazine des spectacles de Jean Marquet.

TELERAMA est en vente chez

les marchands de journaux dans toute la France.

NN

du 19 au 25 janvier

13.35 MAGAZINES REGIONAUX

14.

Æ Voir notre présentation en Chaîne 2, même heure.

JAZZ A NEWPORT

Emission réalisée par Jean-Christophe Averty. Duke Ellington

Au « Festival Newport à Paris», Duke Ellington et

ses musiciens interprètent :

Æ Creole love call M Space man M Caravane

= New York, New York M j've got it so bad Æ

Bloom M Afro-eurasian eclipse M Basin street

blues # Hello Dolly.

14.30 LA UNE EST A VOUS

Emission de Guy Lux et Roger Lago. Présentation : Bernard Golay. Réalisation : Jean Cohen.

B Aventures « Les mystères de l'Ouest » ou « L'immortel » IM Western : « Chapparal » ou

Hondo » M Policier mystère : « Les Aven-

turiers » ou « Cannon » M Histoire stop : Le siège de Leningrad M Pour les jeunes, inédit « Fooly foot» ou «Le roi des Celtes » Æ Pour les jeunes à revoir : « Flipper le dauphin » ou « Les globe trotters » I Animaux : La vie des animaux ou la réserve des rhinocéros M Dessins animés : Titi ou Satanas M Histoire « Schulmeister l'espion de l'Empereur » ou Une évasion célèbre M Les bons moments du cinéma : Cartouche ou La vie est belle M De la musique M Du sport M De l'actualité.

Ce programme est communiqué sous réserves.

18.50 LE MANEGE ENCHANTE

19.

Æ Supermarché. Pollux ouvre un supermarché à Bois-Joli.

LE MONDE DE L’ACCORDEON

Emission présentée par Carole” Chabrier. Réalise- tion : Jean-Pierre Spiero.

Avec la participation de M Marcel Azzola : « For- mule | » M Les Machucambos : « ÆCanto di oxum » M L'Ensemble Claude Chevalier : extrait

de « L'Allegro des vendredis » M Marcel Azzola : « Love in Brasil » et « Pichenette ».

19.15 50 MILLIONS

DE CONSOMMATEURS

H L'isolation acoustique.

19.20 ACTUALITES REGIONALES

19.40 Annonces et météo.

19.45 24 HEURES SUR LA UNE 20.20 LA VIE DES ANIMAUX

NS

Emission de Frédéric Rossif Commentaire : Claude Darget.

Dans le désert du Nevada, aux Etats-Unis, on observe des lézards et des mouffettes qui mangent des millepattes. Le koati pille les nids des oiseaux. On rencontre aussi des lynx et des chèvres de

“montagne. Une bataille de tortues achève toutes

NN

ces découvertes.

000007707077 2035 CONTRECOUPS

Dramatique d’Andrée Chedid et Jean Prat. Réalisation : Jean Prat.

A

22.10

LD

Le 24 Lo] + E: LA à.

Maia SIMON : Martine

Virginie VIGNON : Viviane Jean-François CHAINTRON : Eric Eric BAGNOLI : Bruno

William SABATIER : Marcel Philippe WEIL : Simon

Roger IBAN2Z : Antonio ZILOUCA : Manuela

Terrorisé par un cambrioleur masqué qui s'est introduit dans l’appartement il était seul, Bruno (dix ans), lui a tiré dans le dos. Le cambrioleur n'était autre qu'’Eric, un garçon de dix-neuf ans, mal dans sa peau, prêt à toutes les absurdités. Eric est le fils de Simon, le collaborateur et l'ami du père de Bruno.

Deux mois plus tard, Bruno et ses parents sont en vacances chez ‘Simon et sa seconde femme, Viviane. Eric est aussi, convalescent. Les pa- renis de Bruno n'ont mis qu’une condition à ce séjour : Bruno ignorera toujours l'identité de son cambrioleur masqué. Mais la mère de Bruno est inquiète : quelle confiance peut-on faire à Eric ? Ne cherchera-t-il pas à se venger de l’enfant ? Dans cette grande propriété provençale, baignée de soleil, le malaise grandit.

Dramatique policière, suspence d’'épouvante, an- goisse plus ou moins malsaine ? Rien de tout cela. Très vite, « Contrecoups » devient une sorte de huis-clos psychologique entre trois person- nages : Eric, Bruno et sa mère. Mais très vite aussi, nous comprenons que les auteurs ne cher-

TA

+

FA : ee . et Martine (Maia Simon).

chent pas à nous faire frémir. Mais à nous obli- ger à nous poser des questions. Au départ, nous avons des convictions bien établies : Bruno est un bon petit gosse qui commence. à se remettre de la nuit de cauchemar qu'il a vécue; comme ses parents, nous souhaitons qu’il l’oublie et qu'il retrouve son équilibre ; Eric, ce personnage in- quiétant, va-t-il, à force d'insinuations sadiques, faire de Bruno sa victime ?

Insensiblement, notre point de vue va changer. Comme Bruno, comme sa mère, sous l'influence d'Eric, nous allons nous poser des questions. A- t-on le droit de tirer sur un homme même sous l'empire de la peur ? La possession de quelques bijoux est-elle plus importante qu'une vie hu- maine ? Très vite, une amitié est née entre Bruno et Eric, nous ne craignons plus que celui-ci fasse du mal à l'enfant. Au contraire ils vont se faire du bien. Quand Eric partira, il sera un peu plus apte à vivre. Et Bruno et sa mère verront désor- mais le monde avec d'autres yeux. Des yeux ou- verts.

« Contrecoups » c’est l’histoire d’un éveil, d’une prise de conscience, l’œuvre d’un moraliste exi- geant qui refuse les morales toutes faites.

Claude-Marie TREMOIS #

Cette histoire a été imaginée par Jean Prat et An- drée Chedid. Andrée Chedid est l’auteur de plu- sieurs romans dont les derniers sont : « Le sixième jour », « L'autre » et « La cité fertile ». :

VOIR ARTICLE PAGE 12

SAINT ANDRE LE DESERT

Emission du service de la recherche. Réalisation : Raoul Sangla. (Cette émission, programmée le 22 octobre 1973 sur la deuxième chaîne, n'a pu être diffusée.)

Saint-André-le-Désert, aux marches du Charolais, trois cents habitants, éleveurs de bovins depuis des siècles ; un village comme des centaines d’autres en France. Mais, pour une ‘fois, ses habitants s'expriment, réagissent, répondent aux questions, ouvrent leurs livres de comptes, parlent de leurs problèmes : s’endetter ou s’en aller ; tra- Vailler toujours ‘seul dans une entreprise qui s'agrandit et demande sans cesse plus de tra- vail ; subir les fluctuations des marchés agricoles ; rester célibataire alors qu’on aimerait se marier mais c'est si difficile par les temps qui cou- rent...

Les temps ne courent pas, ils galopent. C'est d'autant plus intéressant de faire parler ceux qui subissent une évolution rapide et inéluctable,

Y

23.5

comme celle de la petite exploitation agricole. On attire rarement l'attention sur eux, à la télé- vision. Dispersés, peu soucieux de culture livres- que, fatalistes souvent, les paysans n'ont pas, sauf exception, les moyens d'action ni la « cons- cience de classe » des commerçants ou artisans, par exemple. Ils ont rarement une vision d'ensem- ble de leurs problèmes, des rets économiques et politiques monstrueux qui les retiennent.

Cette émission n'est pas un reportage bardé de chiffres pesants. Ce n’est pas non plus une ré- flexion critique sur le système agricole français. C'est un témoignage, une sorte de récit-reportage, avec des recherches souvent intéressantes, bien qu'imparfaites, dans la présentation, l’image et la musique. Il en faudrait d’autres, qui en disent davantage. Mais celles-là, la télévision n'en vou- drait pas.

Dominique PELEGRIN =

24 HEURES DERNIERE et fin

samedi

19 janvier

12.55 SKI : LAUBERHORN

13.35

14.

En direct de Wengen (Suisse). Commentaire : Jac- ques Perrot.

BH Descente messieurs. Epreuve comptant pour la Coupe du monde de ski alpin.

Un des sommets de la saison : la descente du Lauberhorn à Wengen.

Deux super favoris : l’Autrichien Frank Klammer, la révélation de l’année, et le Suisse Roland Collombin, second de son compatriote Russi à Sapporo, vainqueur de la majorité des grandes descentes la saison dernière.

La ligne est en faveur du Suisse pour l'instant. Il vient à Garmisch de rééditer sa victoire de l'an dernier devant l'inévitable Kilammer qui, lui, « explose » littéralement cette saison.

Les Autrichiens Trischer, Grissmann et David Zwilling, le champion olympique et champion du monde, le Suisse Bérnard Russi, les Italiens Plank (troisième à Garmisch), Varalo et Besson sont parfaitement capables de bousculer la hiérarchie des toutes premières places.

Thomas ETIENNE Æ

MAGAZINES REGIONAUX

ÆB STRASBOURG. Spécial jeunes. (Réalisation François Bonotaux.)

M NANCY. Braux-Sainte-Cohière. André Bussinger a décidé de transformer un ancien bastion mili- taire en centre culturel. (Réalisation : Jean Mar- cellot.)

M BORDEAUX. Vincent Longo, auteur-compositeur laisse sa guitare pour travailler avec le musicien Jean Courtioux et une basse, un vibraphoniste et une batterie - Florence Carrière dit des textes de Chaval - Philippe Naud chante une de ses com- positions - Christian Roi, accordéoniste, interprète un pot-pourri d'airs 1900 sur des dessins de Bradsley.

M LILLE. Le théâtre et la chanson. Le Théâtre du Lambrequin interprète « Dreyfus » de Jean- Claude Grumberg qui sera présenté à Paris au Théâtre de l'Odéon pendant tout le mois de février. (Réalisation : Bernard Claeys.) - Michel Reboudy, comédien et chanteur et Georgian, auteur-compo- siteur. (Réalisation : Fernand Vincent.)

IH LYON. Les secrets de Mâcon. Aux quatre coins de la ville, des enfants inventent des histoires, mettent en scène ou utilisent des marionnettes, des masques, des porte-voix qu'ils ont eux-mêmes fabri- qués.

M LIMOGES. A Gargilesse (Indre), portrait de Trousselle, peintre et graveur - Les chants de protestation avec les deux chanteurs argentins Ada et Oscar Matus à la Maison des Jeunes et de la Culture de Bellac - L'exposition Gustave Cour- bet au château de Rochechouart.

® DINON. Le sculpteur Georges Oudot, ou « la nature retrouvée ».

æ PARIS ne nous a pas communiqué son pro- gramme.

AUJOURD'HUI MADAME

Magazine d'Armand Jammot, présenté par Nicole André et Laure Baudoin. Réalisation : André Vey- ret.

M L'homme idéal. En réponse à l'émission du 29 décembre dernier consacrée à la femme idéale, des femmes s'efforcent de définir l'homme idéal. Parmi celles-ci, Geneviève Dormann, auteur de « La passion selon saint Jules », Maria Pacôme et Mary Marquet.

14.50

: RUGBY : FRANCE-IRLANDE

Match du Tournoi des Cinq Nations 1974, en direct du Parc des Princes, à Paris. Commentaire : Chris- tian Rives. Réalisation : Henri Carrier et Daniel Tomasi.

M Le tournoi des Cinq Nations reprend ses droits, avec ce France-Irlande disputé au Parc des Princes. L'an dernier, pour la première fois de son histoire, le tournoi n'avait eu ni vainqueur, ni vaincu, chaque équipe remportant les deux matchs à domicile.

Le choc des lignes : Cester-McBride.

Le XV de France aligné aujourd'hui contre l'Irlande n'inspire pas tellement confiance. Claude Spanghero a été parachuté en 8, Romeu et Maso ont été écartés au profit du triangle d’at- taque Dacquois Berot-Dourthe-Lux. Bien sûr, le paquet d'avants possède trois sauteurs avec Es- tève, Cester et Claude Spanghero, mais l'on sait que, les années précédentes, l'expérience ne s'était pas révélée particulièrement concluante.

Ce qui manque le plus au XV de France, c'est une âme. Walter Spanghero est parti. Max Bar- rau, le nouveau capitaine est encore bien tendre. Face à un XV irlandais redoutable et qui n'a changé que deux éléments par rapport à la for- - mation de l'an dernier, l'équipe de France ne part

pas favorite.

Thomas ETIENNE Les équipes : FRANCE : Aguirre, Bertranne, Dourthe, Lux, Duber- trand, Bérot, Barrau, CI. Spanghero, Boffelll, Saisset, Estève, Cester, Iraçabal, Benesis, Azarete. IRLANDE : Ensor, Becker, Milleken, Gibson, Mac Master, Quinn, Moloney, Mac Kinney, Moore, Slattery, Mac Bride, Keane, Lynch, Kennedy, Mac Loughlin.

16.35 SOIF D’AVENTURES

17.10

Court métrage commenté par Jacques et François Gal. Réalisation Yvon Collet et Pierre Bartoli.

M Fiers et fascinants Etats-Unis. Quelques hauts lieux de l'Amérique insolite : cimetières d'avions, de tramways, de voitures, en Arizona. Le défilé de chars de la fête de l'Eldorado à Las Vegas. Les pêcheurs d'étoiles de mer. Une étrange cuisine en boîtes sauterelles, fourmis, serpents. Les otaries de l'aquarium du Marineland. Le petit train et le voyage en bateau dans un paysage irréel.

RUGBY : GALLES-ECOSSE

Match du Tournoi des ing Nations, en différé du stade de l'Arms Park à Cardiff. Commentaire Clayde Maydieu.

Alors qu'elle survolait de plusieurs classes le rugby européen, l'équipe du pays de Galles diri- gée par l’ancien demi de mêlée Clive Rowlands, a marqué le pas l'an dernier.

Mais nous avons vu, déjà, cette saison contre les Japonais (écrasés 62-13) que les Gallois avaient parfaitement réagi. C'est pourquoi, aujourd’hui, à l'Arms Park de Cardiff, Gareth Edwards et ses coéquipiers partent largement favoris devant les Ecossais.

Le Pays de Galles, c'est un rugby complet. Fort devant avec les Llewelyn, Quinnel, Thomas, Taylor, Morris, excellent derrière avec Lewis, Gerald Da- vies ou John Williams. De plus, les Gallois pos- sèdent avec Gareth Edwards et Phil Bennett, suc- cesseur de Barry John, la meilleure « charnière » (paire de demis) du monde.

Face à un rugby écossais qui se cherche, les armes galloises devraient largement prévaloir.

Thomas ETIENNE M

18.45 PLACE AU THEATRE

20. 20.35

Magazine de Lise Elina.

M L'Arnacœur, comédie de Pierrette Bruno, mise en scène de Pierre Mondy. Avec Pierrette Bruno, Jean-Pierre Darras, Roger Carel. Au Théâtre de la Michodière. Interviewes de P. Bruno, J.-P. Darras et R. Carel par André Forestier. (Réalisation Serge Witta.)

& Bentley, de Simon Gray, adaptation de Matthieu Galey, mise en scène de Michel Fagadau. Avec Bernard Fresson, Nelly Vignon, Gérard Lartigau, Dominique Briand, Uta Taeger, Liliane Gaudet, Daniel Delprat. À la Gaieté-Montparnasse. Inter- viewes de Bernard Fresson, Gérard Lartigau et Matthieu Galey par Daniel Salem. (Réalisation Maurice Chateau.)

ACTUALITES REGIONALES UN MYSTERE PAR JOUR

Feuilleton de Pierre Billard «et Alain Franck. Réali- sation : Jean-Paul Carrère.

Henri CREMIEUX : Le professeur Morgan

Fred FISCHER : Richard Kramer

Christine MELCER : Brigitte Kramer

Serge MAILLAT : Robert

Catherine SENEUR : Gabrielle

B Le deuil sied à Brigitte. L'illustre violoniste Richard Kramer lit, allongé su? une chaise longue dans son jardin. Près de lui, sa très jeune femme Brigitte est attentive à ses moindres désirs car Richard, gravement malade, ne peut plus se lever. Les deux époux bavardent lorsque arrive Robert, un cousin, qui invite la jeune femme à une récep- tion pour le lendemain. Mais Brigitte n'a pas de toilette suffisamment habillée pour accepter. (Vingtième épisode.)

INF. 2 TOP A CLAUDE FRANÇOIS

Variétés de Maritie et Gilbert Carpentier. Réalisa- tion : Marion Sarraut.

B Claude François M Mireille Matthieu : « La paioma,, adieu » et en duo avec Claude François : « Je t'aimé, tu m'aimes, on s'aime » M Charies AznaVour : « On n'a plus quinze ans » Æ Nicole Croisille : « Parlez-moi de lui » M Régine : « Ja- mais tralala, jamais oh la la ! » M Alain Cham- fort : « Je pense à elle, elle pense à moi » Æ Les bailets Amadéo Æ Les « Three Degrees », groupe américain M Dona Hightower.

« Top à Claude François » - 20.35.

21.35 ARSENE LUPIN

LA Série d'après l'œuvre de Maurice Leblanc. Dia- logue : Rolf et Alexandra Becker. Musique : Jean- Pierre Bourtayre. Réalisation : Wolf Dietrich.

La dame au chapeau à plumes

Georges DESCRIERES : Arsène Lupin Yvon BOUCHARD : Grognard

Fritz MULIAR : Pittora

Christine BOEHM : Elffi

Dany SIGEL : Lydia

Heinz PETTERS : Julius

Michaël JANISCH : Toni

Rudolf WESSELY : Munzinger

Peter GERHARD : Haberlik : Le psychiatre Nimitzki

Karl FOCHLER Kurt SOWINETZ :

Photo O.RT.F,

pen Es 7:

La dame au chapeau à plumes (C. Boehm). :

M A la suite d'un accident de voiture, Arsène Lupin se retrouve dans un hôpital de Vienne, Devenu totalement amnésique, il est soigné par une ravissante infirmière, Elfi. l'inspecteur Pittora lui révèle que lorsqu'on l'a retrouvé, errant seul dans la campagne, il avait sur lui quatre passe- ports, tous valables, et une grosse somme en fausse monnaie. Grognard, le fidèle valet-chauffeur de Lupin, trouvé blessé près de la voiture, a été conduit dans un autre hôpital et ignore ce qu'est devenu son patron, Pour essayer de retrouver son identité, Lupin veut consulter le père de la psy- chanaiyse, Sigmund Freud. || échappe à ses gar- des en se déguisant en femme. Parmi les vagues souvenirs qui lui reviennent de son passé, une image l’obsède particulièrement : ceile d’un petit chapeau à plumes sur la tête d'une jeune femme. (Neuvième épisode.)

22.30 SAMEDI SOIR

Les grèves ayant perturbé l'enregistrement de cette émission, à l'heure nous paraissons, le producteur est dans l'impossibilité de nous com- muniquer les noms de ses invités.

23.25 INF. 2 et fin

samedi

19 janvier

18.30 FLASH INTER 3

18.35 DES ENFANTS SUR LA TROIS

Emission de Roger Moreau. Réalisation : Jean Brard. Une production de Lyon.

HL'’enfant et le théâtre (6). Trois écolières de Lyon ont suivi en tournée le Théâtre des Jeunes Années, compagnie dirigée par Maurice Yendt, qui présen- tait : « Histoire aux cheveux rouges », dans la région parisienne. A la fin des représentations, les enfants assistent au démontage du décor, on leur montre les maquettes et on leur explique ce qu'est la régie du spectacle.

18.50 TU CAUSES, TU CAUSES

Emission d'Henri Mitterand, présentée par Georges de Caunes. Réalisation : Odette Collet. Une pro- duction de Lille.

B A l'écoute des Français : Les chevaliers du taste-mot, avec Henri Roussel, professeur à l'Uni- versité de Lille. A Meursault, haut lieu des vins de Bourgogne, le tonnelier décrit la fabrication

des tonneaux. Dans la cave, les vignerons goû-

tent le vin nouveau et en commentent les qualités avec des mots aussi « gouleyants » que le cru de 1973. Les terroirs français sont-ils le conservatoire menacé des richesses langagières que l'usage de la ville a perdues ?

M Amour des mots. Humour des mots : calem- bours ou quiproquos avec les Frères Ennemis Æ S.O.S. langage : Henri Mitterand et Georges de Caunes répondent à trois questions des téléspecta- teurs.

19.20 ACTUALITES REGIONALES 19.40 HORIZON MER

Magazine de Jacques Dumas. Réalisation : Jacques Ordines. Une production de Marseille.

Ce magazine présente le monde de la mer en quatre séquences variées : le monde sous-marin, la flore et la faune, l'homme et la mer, un sujet magazine. Le premier numéro comprend

M Le portrait d'un prêtre marin pêcheur de Mar- seille M La pieuvre en chasse M L'histoire de la chasse sous-marine en France avec un document du commandant Leprieur qui nous fait assister aux différents essais de la chasse sous-marine M l’his- toire des plongeurs nus du Japon.

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20.40 FRACASSE

Pièce de Serge Ganzl, d'après le roman de Théo- phile Gautier. Mise en scène de Marcel Maréchal, Bernard Ballet et Raoul Billerey. Réalisation : Raoul Sangla. Spectacle enregistré à Lyon, avec la Compagnie du Cothurne Théâtre du VIP.

Deuxième partie Jean-Claude DROUOT : Sigognac, puis Fracasse Edith GARNIER : isabelle Marcel MARECHAL : Professeur Jeanine BERDIN : Justin, la duègne Jacques ANGENIOL : Matamore Bernard BALLET : Scapin Françoise LERVY : Sœur Martin et Luce MELITE, Guy DELORME, Antoine BAUD, Jean-Jacques LAGARDE, André LIEGEON-LIGEON- NET, José GAGNOL, Nicolas PIGNON.

Le châtelain Sigognac a pris la route avec la trou- pe de comédiens qu'il avait recueillie un soir. Folle- ment amoureux d'Isabelle il est prêt à tout pour la protéger et aider les gens de la troupe. Un des comédiens est mort de froid. Sigognac prend sa place et devient « Fracasse ». Le voyage continue, et les confronte aux complots, aux guerres, aux jacqueries, à la misère des campagnes, à la bêtise de la noblesse et aux intrigues de la cour.

M La compagnie du Cothurne a été créée à Lyon en 1958 par Marcel Maréchal. Elle joue Arrabai, lonesco, Goldoni, Shakespeare, Molière, etc. Marcel Maréchal et ses camarades se battent pour imposer, à Lyon puis à Paris, le théâtre qu'ils aiment. Ils rencontrent Jacques Audiberti et mon- tent « Le cavalier seul », en 1963. C'est un succès et la compagnie du Cothurne est désormais connue. En 1972, elle devient Centre Dramatique National et poursuit son travail de recherche théä- trale sur trois plans : création de textes contem- porains « La poupée », d'Audiberti, « Le sang », de Jean Vauthier, « L'homme aux sandales de caoutchouc », de Kateb Yacine. « Fracasse », de Serge Ganzi ; « Guignoi » sera créé cette année. L'effort porte aussi sur les textes classiques : Sha- kespeare, Aristophane, Brecht, par exemple ; enfin, sur l’approfondissement des textes déjà montés : « La Moscheta », de Ruzzante, Prix national de la Critique 1969, « Fin de partie », de Beckett, « Le cavalier seul », d'Audiberti, repris en 1973 dans une nouvelle mise en scène à Paris, Lyon et Avi- gnon.

Quelques réactions de la presse à la première de « Fracasse » :

M « Un spectacle farceur, énorme. Changement de ton, changement d'humeur, il y a tout dans cette soirée : de la poésie, du burlesque, un charme fou » (France-Soir) M « Trois heures dans un monde imaginaire se rejoignent sans heurt les thèmes légendaires et les réalités historiques d'hier et d'aujourd'hui (Le Monde) M « Un spec- tacle d'une verve, d'une jeunesse, d'une généro- sité qui ne se démentent jamais » (Le Canard En- chaïiné) M « Un grand Spectacle populaire, un théâtre qui fonde le divertissement sur le moy- vement, le rythme, l'invention » (L'Humanité).

22.10 INTER 3 et fin

Fracasse et sa troupe sont confrontés aux complots et aux intrigues.

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31

dimanche

20 janvier

9.10 TELE-MATIN 9.15 TOUS EN FORME

Emission de Robert Raynaud. Réalisation : Michel Pontramier .

9.30 LA SOURCE DE VIE

Emission du rabbin Josy Eisenberg.

Æ Lettres juives. Ce magazine littéraire propose une rencontre entre deux écrivains : Dominique Aubier, auteur de « La ‘synthèse des sciences, ou l'hébreu en gloire » et Jofi Joffo, auteur de « Un sac de billes », autobiographie d'un petit enfant (Ed. J.C. Lattès, Edition spéciale). M. Hirs- chen présente « Art et civilisation du peuple juif » (Office du Livre). Cyril Chenkin, juif de Moscou, qui a donné une interview téléphonique en septembre (dernier, vient de quitter l'URSS et fait part de ses impressions.

DIMANCHE DE L’UNITE

Emission commune : Orthodoxie, Présence Protes- tante, Le Jour du Seigneur. Réalisation : pasteur Marcel Gosselin.

DE NOUVELLES VOIES VERS DIEU

B La vie des Eglises est aujourd'hui secouée par une grande variété d'expériences spirituelles. Celles-ci témoignent de l'action persévérante du Saint-Esprit dans un monde qui cherche de nou- velles voies vers Dieu.

A l’occasion de la Semaine de prière pour l'unité, Jean Bourdarias anime un débat illustré de sé- quences filmées :

Æ Une nouvelle liturgie de la messe au Came- roun. M Le Saint-Esprit et l'expérience spirituelle chez les Orthodoxes, avec Olivier Clément. I Le Pentecôtisme catholique aux Etats-Unis, avec le père Gallay. M Le Pentecôtisme protestant en France, avec les pasteurs Sommerville et Yvon Charles.

11. MESSE

Célébrée en l'église Stella Matutina à Saint-Cloud. Cette messe sera précédée d'une liturgie de la parole, commune aux Catholiques, aux Protestants et aux Orthodoxes. Prédicateurs : père Jean Ren- neteau, pasteur Raymond Oberkampf de Dabrun, père Talec. Commentaires : père Philippe Dagonet, pasteur Alain Sencey. Avec la participation de l'ensemble choral, « Terre entière ».

LA SEQUENCE DU SPECTATEUR

Sélection de Claude Mionnet.

B Les visiteurs du soir, film de Marcel Carné, avec Arletty, Alain Cuny, Marie Déa, Fernand Le- doux et Marcel lHerrand.

Œ Bye bye Barbara, film de Michel Deville, avec Philippe Avron, Bruno ‘Cremer, Michel Duchaus- soy et Eva Swann.

Æ Wily Wonka au pays enchanté, film de Mel Stuart, avec Gene Wilder, Peter Ostrum et Jack Alberison.

12.30 TUTTI FABBRI

Variétés de Jean-Pierre Renard, animées par Jac- ques Fabbri. Réalisation : Jacques Pierre.

M Jacques Fabbri M Maurice Biraud Æ Annick Alane M Bernard Alane M Claudine Colas Æ

Jean-

12.

Alfred Adam et Maurice Biraud.

Daniel Russo M Jacques Bense accueillent : M Gérard Lenorman M Sheila M Les Compagnons de la Chanson.

Sketches de Jacques Fabbri, Michel Devillers.

13. 24 HEURES SUR LA UNE

13.20 TUTTI FABBRI (suite)

13.45 LE DERNIER DES CINQ

Jeu de Pierre Tchernia. Réalisation

14.30 LE SPORT EN FETE

Sports et variétés. Emission préparée par Michel Drucker, Rémy Grumbach et Françoise Coquet. Invités d’honneur : M Michel Audiard, cinéaste. M Cyril Guimard, champion cycliste.

Variétés : Æ Adamo M Daniel Guichard IM José Todaro M Maxime Saury M Jean Edouart M Lydia Verkine.

Robert Nahmias et

: C. Thiriet.

Maxime Saury.

Jeu à XII! : France - Grande-Bretagne En direct de Grenoble. Commentaire : Claude May- dieu. Réalisation : Jean Pradinas.

Course du Tiercé à Vincennes Commentaire : L. Zitrone. Réal. : L. Gavinet.

17.15 RANCH L

Série américaine. Scénario sation : Alan A. Armer. James STACY : Johnny Lancer Andrew DUGGAN : Murdoch Lancer Wayne MAUNDER : Scott Lancer Elizabeth BAUR : Teresa

John BOOK : Chad

Zina BETHUNE : Callie

Paul BRINEGAR : Jelly

& Vendetta familiale. Dans une auberge proche du ranch, Johnny Lancer se trouve mêlé à une

: Casey Wilber. Réali-

W

18.5

18.35

19.10

19.45 20.15

Photo O.R.TF.

W

bagarre qui oppose un groupe d'ivrognes à un garçon nommé Chad Bufor, accompagné de sa sœur Callie. Johnny qui s'est lancé à cheval à la poursuite des voyous est blessé ainsi que sa monture. Il va être caché et soigné par Chad et Callie. Au fil des jours, il apprend que Chad et Callie poursuivent une vendetta familiale dont l'origine et les raisons leur échappent. Ils sont à la recherche des derniers survivants d'une famille qu'il s'agit d’exterminer. Une famille nom- mée Lankree. Or, de Lankree à Lancer, il ny a qu'un pas.

LA FRANCE DEFIGUREE

Emission de Michel Péricard et Louis Bériot.

Les toits

Ils sont un élément essentiel dans le paysage, des expériences sont entreprises, pour retrouver la notion de toit, dans différentes régions de France & Dans le Lot et le Limousin, des agriculteurs refont le toit de leurs granges avec des genêts et de la paille. M En Savoie, les couvreurs utilisent de nouveau la tuile d’épicéa. H En Bourgogne, un industriel s’est mis à fabri- quer les tuiles d'autrefois. M En Bretagne, une école forme des charpentiers et des couvreurs pour la restauration et la construction de toitures sur le modèle ancien. (Reportage de Nicole Val- lery-Radot. Réalisation : Jacques Delrieu.)

VOIR ARTICLE PAGE 8

LES MUSICIENS DU SOIR

Emission de Serge Kaufmann. Réalisation : Roger Kahane.

M Le Club musical des P.T.T., avec un orchestre bavarois : « Le gros lot » et « En gondole » de Stucki M Le quintette Minor Swing : « Mood indigo » et « Saint James Blues » de Duke Ellington M Les (Gil's : « Everybody's every- thing » de C. Santam, T. Moss et M. Brown.

REPONSE A TOUT

Jeu d'Henri Kubnick, présenté par Annick Beau- champ et Lucien Jeunesse. Réalisation : Janine Guyon.

24 HEURES SUR LA UNE SPORTS DIMANCHE

Les résultats sportifs de la journée. Présentation : Michel Dhrey. Réalisation : Solange Peter.

B Jeu à XII France-Grande-Bretagne à Gre- noble. M Ski. Coupe du monde. Slalom spécial messieurs à Wengen (Suisse). M Lutte : mémorial

Roger Coulomb à Clermont-Ferrand M Football : Saint-Etienne-Angers et Nantes-Reims M Handbal! : France-Pologne

Les Lancer face à une vendetta. « Ranch L » - 17.15.

20.50 OPERATION OPIUM

Film américain de Terence Young (1968), en versior française. :

Angie Dickinson et Trevor Howard.

Omar SHARIF : Le Dr Rad

Stephen BOYD : Benson

Angie DICKINSON : Linda Benson Georges GERET : Roche

Senta BERGER : L'entraîneuse

Yul BRYNNER : Le colonel Salem Hugh GRIFFITH : Le chef de tribu

Rita HAYWORTH : Monique

Jack HAWKINS : Le général Behar Trevor HOWARD : Lincoln

Jocelyn LANE : Le photographe Trini LOPEZ: : Lui-même

Æ.G. MARSHALL : Jones

Marcello MASTROIANNI : L’'inspecteur Mosca Amedeo NAZZARI : Le capitaine Dinonno Jean-Claude PASCAL : Rahman Khan Anthony QUAYLE : Le capitaine Gilbert ROLAND : Marco Barry SULLIVAN : Chasen Nadja TILLER : Mme le Dr Bronovska Eli WALLACH : Locarno Howard VERNON Le technicien de la police Fiche technique : Scénario de Jo Eisinger d’après l'histoire de lan Fleming. Photographie de Henri Alekan, Tony Brown. Musique de Georges Auric. Le genre : Film policier. L'histoire : Lorsque Benson est assassiné en ten- tant de démanteler une filière de la drogue, les Nations Unies chargent deux de leurs agents, Lin- coin et Jones de la même mission. La piste les mène à Téhéran. Ils y rencontrent Linda qui se dit la veuve de Benson et disparaît. Nous les retrou- vons ensuite à Naples ils découvrent un mys- térieux cargo dont le propriétaire est le riche Marco. Lincoin se rend sur le yacht de Marco. Il y est assassiné. Jones va poursuivre seul, décidé à démasquer Marco et ses acolytes. Ce que j'en pense : A l'origine le film a été produit pour la télévision américaine par les Nations Unies, qui tenaient à attirer l'attention du monde entier sur les problèmes de la drogue. Une foule de vedettes a alors accepté de jouer dans le film pour une somme modique, ce qui explique la prestigieuse distribution du film. Avec ces atouts en main, le réalisateur aurait partir gagnant, prenant comme sujet une histoire de lan Fleming, le père de James Bond! Mais on sent que Terence Young à qui on a confié le film n'a pas exploité toutes les possibilités du scé- nario, laissant d'ailleurs Georges Lampin et André Smagghe assurer eux-mêmes la seconde équipe du film. Livrés à eux-mêmes, les acteuis ont ten- dance à faire leur numéro personnel avant de disparaître et le film finit par souffrir de cette interprétation spectaculaire, mal dirigée et mal utilisée. Depuis 1966, date de réalisation du film, le cinéma américain nous a habitué à des films plus brillants sur les filières de la drogue, je pense notamment à « French Connection » |!

André MOREAU

(Avis de l’O.C.F.C. : Pour adultes et adolescents.)

22.25 24 HEURES DERNIERE et fin

IHONVWIQ

dimanche

20 janvier

9.30R.T.S. PROMOTION (N)

9.30 Anglais : The scientist speaks. Steel making (Rediffusion) M Designing aircraft. 10. Allemand : Guten Tag, wie geht's ? Gesunder Schlaf und viel Bewegung in der frischen Luft (Rediffusion) M Berliner Luft. 10.30 Initiation à l’électronique. Fonc- tions logiques et analogiques. 11. Automatismes. Machines à souder. 11.30 À la découverte de l'in- formatique. L'informatique dans l'hôtellerie.

19" Æin:

12.30 INF. 2 DIMANCHE

34

Paris à l'heure du Québec

Reportage de Dominique Semo. Réalisation : Clau- de Gallot.

Félix Leclerc et Robert Charleboïis.

Æ Chansons, films, pièces de théâtre, vêtements et même cuisine. : Paris redécouvre le Québec, ses nostalgies, ses révoltes, ses espérances. Avec le concours notamment des chanteurs canadiens Robert Charlebois, Gilles Vigneault et Félix Leclerc.

CONCERT SYMPHONIQUE

Par l'Orchestre philharmonique de l'O.R.T.F. dirigé par Raymond Leppard. Réalisation : Jean Hennin.

La Moldau, de Smetana

M Ce poème symphonique fait partie d’une suite de six compositions que Smetana a intitulée « Ma patrie». La Moldau est le fleuve tchèque par excellence. Une mélodie pleine de fraîcheur, ondu- lante, représente tout au long du morceau le cours de la Moldau, de sa naissance à la capi- tale : le second thème, une belle phrase largement déployée est comme l'âme du pays, et celle du musicien qui rêve au long de.la rivière ; et puis on entend une chasse, des noces villageoises, et les Russalkas, naïades légendaires. Au matin le fleuve glorieux coule dans la plaine et appro- che de Prague : en passant sous le rocher sacré de Vysehrad on entend le chant du prophète Lumir qui sert de final. Dans sa composition, Sme- tana hérite de Liszt pour la structure du poème et de Chopin pour le climat poétique.

Egmont (ouverture), de Beethoven

M Beethoven s'est servi du héros de Goethe en en faisant le héros qui lutte pour sa liberté. Son ouverture comme celles de Coriolan ou de Léonore est d’une extrême concision. Ecrite en 1810, parce

que l'œuvre de Goethe l'avait enflammé sans ré- serve, le musicien lui a donné une structure en trois mouvements : « Sostenuto ma non troppo », « Allegro », «Allegro con brio», qui couronne le martyre et la victoire morale d'Egmont.

Ce concert, programmé pour le 16 décembre, n’a pu être diffusé en raison de la grève.

13.30 RENDEZ-VOUS AVEC...

PAUL MILLIEZ

Emission de Marc Gilbert. Réalisation : Pierre Bour- saus.

Professeur de clinique médicale à la Faculté de Paris, spécialisé dans l'hypertension, doyen du CH.U. Broussais, Paul Milliez est ce qu’on appelle un grand patron. Mais un grand patron pas comme les autres, qui n'hésite pas à descendre dans la rue avec ses étudiants pour distribuer des tracts et expliquer la grande misère de l’enseignement de la médecine en France. Ce Flamand qui, dit-il, s'est fait médecin par vocation, n'a jamais pu accepter l'injustice, d'où qu'elle vienne. Membre d'innombrables commissions, il lutte pied à pied contre les méfaits de l'administration, dont les malades sont les premiers à souffrir. Il trouve les jeunes médecins plus désintéressés que ceux de son époque et maintient avec ses élèves un dialo- gue constant, retrouvant chez eux ses enthou- siasmes de jeunesse. Catholique, hostile à l'avor- tement, mais ne pouvant supporter « l'injustice d'une justice aveugle », il a accepté de témoigner en faveur des accusées du procès de Bobigny une jeune fille et sa mère jugées pour avorte- ment et complicité d’avortement. (Elles furent acquittées.) Ce qui motive toutes ses prises de position c’est, dit-il, l’indignation. Il est cepen- dant très calme, très posé, et trouve le moyen de se réserver, au milieu d'une vie si chargée, une heure par jour pour se retrouver. À soixante ans, il avoue n'avoir rien raté dans sa vie, ne rien regretter. Mais, poussé à bout par les lenteurs de lPadministration, il vient d'annoncer qu'il allait démissionner de son poste de doyen à Broussais. Ce portrait chaleureux, captivant, combine une interview de deux heures avec un reportage sur une journée, parmi tant d’autres, de Paul Milliez, médecin.

Alain REMOND [E

14.30 SANS FAMILLE

Film d'André Michel (1957).

Joël FLATEAU : Rémi

Gino CERVI : Vitalis

Simone RENANT : Mme Milligan Pierre BRASSEUR : Driscoll Bernard BLIER : Le signor Garofoli Maurice TEYNAC : James Milligan Marianne OSWALD : Mme Driscoll Jacques MOULIERES : Maïttia Raymond BUSSIERES : Barberin Paulette DUBOST : Mère Barberin

Pour pleurer aux malheurs de Rémi (J. Flateau). « Sans famille » - 14.30.

4 1:

Un coup de main aux manchots. « Caméra au poing » - 19.15.

Marianne OSWALD : Mme Driscoll

Roger PIERRE : Le clown Bib

Jean-Marc THIBAULT : Le clown Bob

Bernard LAVALETTE : Le brigadier

Pierre SERGEOL : Punch

Daniel EMILFORK : Le valet de Milligan Christian FOURCADE : Jimmy

Gérard DARRIEU : Le braconnier

M. LESOURD : Le dresseur d'animaux

Marcel RAIMBOURG et AMEDEE : Les gendarmes Fiche technique. Scénario et adaptation : Pierre Véry, Rémo Forlami, André Michel, d'après Hec- tor Malot. Dialogues : Pierre Véry. Musique : Paul Misraki. Directeur de la photographie : Robert Juillard. Décors et costumes : Mayo.

Le genre : Mélodrame populiste.

L'histoire : Confié par un mystérieux Anglais au ménage Barberin, le jeune Rémi est loué par ce dernier, réduit à la misère, au montreur d’ani- maux Vitalis. Il part sur les routes avec l'Italien, son singe Joli-Cœur, ses caniches Capi, Dolce et Zerbino. Peu après, l'Anglais Driscoll vient chercher le garçon ; furieux de son absence, il se lance à sa recherche avec Barbarin. L'apprentissage du métier de saltimbanque ne va pas sans larmes pour Rémi. Un soir de répri- mande sévère, il s'enfuit. Accusé d'avoir tué l'en- fant Vitalis est arrêté. Grâce à Capi qui vient le chercher Rémi sauve Vitalis de la prison. Dès lors ils vont aller la main dans la main, et les affaires marchent. Puis avec l'hiver, la malchance s’acharne : les bêtes meurent, sauf Capi. Vitalis meurt à son tour. Rémi en est réduit à se réfugier chez l'infâme exploiteur d'enfants Garofoli. Il y connaît Mattia, grâce à qui il pourra retrouver sa famille.

Ce que j'en pense : Ce classique de la littérature populiste du. siècle dernier perd au cinéma son aspect de tableau social d’une époque pour deve- nir un film agréable, certes, mais presque trop « joli ». André Michel a recherché des teintes d'images d'Epinal qui charment, tandis que les situatiors, aujourd’hui passablement démodées, sollicitent la sensibilité du spectateur. Le décor, c'est celui d’un monde perdu dont le réalisateur fait un portrait impressionniste. Les interprètes font beaucoup pour une œuvre dont le point fai- ble est le rythme, bien que Joël Flateau, gentil, ne fasse pas oublier Robert Lynen, Rémi de la version tournée par Marc Allégret avant la guerre. Mais sans doute ce film est fait pour ceux qui ont conservé, intact, un cœur d'enfant.

Jacques MEILLANT HE

(Avis de l’O.C.F.C. : Pour tous.)

16.10 FORUM DES ARTS

Magazine d'André Parinaud. Réalisation : Georges Boulouys.

M Les précurseurs : Wols, dont on expose les pein-

tures, aquarelles et dessins d’abstraction lyrique au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris. M Les Naïfs, à propos de la parution de deux li- vres dus à Nacenta et à Jakovsky Æ La première chance. Deux nouveaux venus : Morin qui expose à la Demeure, 6, place Saint-Sulpice, à Paris-Vl', et Gérard Larguier, qui expose à la galerie Art- Contacts M Les livres d’art, présentés par Max-Pol Fouchet et consacrés à Vermeer et Rembrandt H Le musée idéal. La plus belle lettre consacrée à Georges de La Tour Æ Le nouveau Paris. À pro- pos des quinze ans du rond-point de la Défense M Atelier et création : Carzou, qui expose chez Hervé Odermatt.

17.10 ON EN PARLE

17.40

18.25

19.15

20.

Emission de Jacques Chabannes.

FAMILION

Jeu de Michel Gabrysiak. Réalisation : Janine Guyon.

Ce jeu comprend six épreuves à base de questions dont certaines sont illustrées. Cinq épreuves por- tent sur l’histoire, la géographie, la technique, la littérature, la vie pratique. Dans la dernière, le duel, chaque candidat pose à son tour une ques- tion à son adversaire d'après une série de cinq questions qui leur a été remise.

Les candidats peuvent revenir cinq semaines consé- cutives s'ils sont vainqueurs de l'épreuve chaque fois. Des prix en espèces sont attribués aux vain- queurs.

Le Familion n'exige pas une culture encyclopé- dique ou spécialisée : comme son nom l'indique c'est un jeu familial à la portée de quiconque est attentif à l'actualité et curieux des choses de la vie.

TELE-SPORTS

Emission présentée par Christian Quidet. Réalisa- tion : Jean Cohen.

M Football : Saint-Etienne-Angers M Handball France-Pologne Æ# Ski : descente du Lauberhorn à Wengen Æ Lutte : mémorial Roger Coulomb # Tiercé à Vincennes.

CAMERA AU POING

Emission de Christian Zuber.

Un coup de main aux manchots

M Tous les océans du monde sont touchés par la pollution. Chaque année, en Afrique du Sud, des milliers d'oiseaux marins, attirés par la bril- lance irisée des nappes de mazout, meurent en- glués et asphyxiés. Parmi ces oiseaux, il y a les manchots. « Caméra au poing » montre la vie par- fois très drôle de ces oiseaux et leur destruction dramatique par la pollution. Les équipes du World Wildlife Fund (Fonds mondial pour la vie sauvage) ont tenté l'impossible pour sauver les manchots du Cap d'une mort atroce et les résultats obtenus par les jeunes volontaires du W.W.F. sont specta- culaires. lls sont un encouragement pour tous ceux qui veulent participer à la protection de la nature.

INF. 2 DIMANCHE

20.35 ARCANA - CONNAISSANCE

DE LA MUSIQUE

Emission de Maurice Le -Roux. Réalisation : Michel Tréguer.

LA KHOVANTCHINA

Opéra de Modeste Moussorgski. Première partie

Æ Le dernier opéra écrit par Modeste Moussourg- ski (1836-1881) juste avant sa mort, et resté ina- chevé, raconte un épisode de l’histoire de Russie, le soulèvement des « strelts », gardes du corps du tsar contre les réformes mises en œuvre par Pierre le Grand. La « Khovantchina » (le mot est du tsar lui-même) c'est la révolte, « l'affaire », des princes Khovantski, défenseurs de la Russie traditionna-

T.S.V.P.

35

JHONVNIQ

JHONVWIO

iImanche

20 janvier

SUITE

liste et mystique contre le prince qui ouvrait son pays au progrès moderne et à l'Occident.

Avec « Boris Godounov » et un troisième volet Pougatchechina », la révolte du cosaque Pou- gatchev) qui n’a jamais été écrit, Moussorgski vou- ait donner à son pays une grande trilogie nationale. Après la somptuosité de « Boris Godounov », sa chaleur humaine, voici l'’austérité, le dépouillement. A la fin de sa vie d'alcoolique, Moussorgski recher- che une plus grande perfection de son art : « L’ob- jet de ma pensée, aujourd’hui comme hier et de- main est toujours la même : le désir de sortir vainqueur du combat et de dire aux hommes une nouvelle parole d'amitié et d'amour, une parole droite qui retentisse à travers toute l'immense plaine russe. »

Comme « Parsifal » est la grande œuvre de Wagner, la Khovantchina est celle de Moussorgski. C'est un aboutissement, une vie en musique le compo-

: siteur se livre totalement. Si l'intrigue du livret

est assez compliquée, on connaît l’admirable « prélude » qui évoque le lever du jour sur la Mos- kowa. Et il y a maints trésors à découvrir dans la partition le compositeur prend le parti de la vieille Russie extatique, dont l’âme passe dans une musique aux accents religieux qui contrastent avec les parties plates qui expriment la pensée des partisans de l'Occident.

B À partir d’un enregistrement de l'opéra par Denise Billon, lors de la venue à Paris de l'Opéra de Sofia, en 1971, trois spécialistes parlent de la Khovantchina : Roger Portal, directeur de l’Institut des Etudes Slaves, professeur à l’Université de Paris |, introduit les. éléments historiques de l’opé- ra, les personnages, les circonstances. Catherine Backes-Clément, maître-assistant de philosophie à Paris |, analyse les rapports subtils entre les per- sonnages et la façon dont le génie de Moussorgski a donné à certains une valeur symbolique. Maurice Le Roux ouvre la partition et en montre le côté original et la beauté.

Le plus impitoyable des courses contre la vie. « Les chasses du comte Zaroff » -

21.35 LE FACTEUR CHEVAL

22.30

22.40

Emission réalisée par François Chatel.

& Un original. Il a, pendant vingt-neuf ans distri- bué le courrier de sa commune, Hauterives, dans la Drôme, au cours de la seconde moitié du siècle dernier. Mais au long de ses tournées, il a, l’un après l’autre, par paniers, accumulé les pierres et les cailloux qui lui ont permis de construire le palais à la mesure de son rêve. Un rêve démesuré qui se dresse encore, comme un palais d’une architecture fantastique se retrouvent les géants de l'antiquité, Eve, ses pommes et ses serpents, les chalets suisses, les mosquées, les tours roma- nes, les chemins de croix, le bestiaire le plus fabuleux.

en 1836, le Facteur Cheval (c'était son vrai nom), a consacré dix mille journées d'efforts, trente-trois ans de travail à sa demeure, digne d'un ouvrage de fées, jaillie de la pensée déli- rante d’un poète surréaliste. Et ce témoignage d’une imagination sans pareille a été classé monument historique. Cheval aurait pu continuer à l'infini sa construction, commencée en 1876. IL pensait être enterré dans ce palais devenu mausolée. Quand il a su que cette faveur lui serait refusée, il a repris sa brouette pour bâtir son tombeau, dans le même style, au cimetière du village. Il y repose depuis 1924. « Que plus opiniâtre que moi se mette à l'épreuve », dit-il en achevant son œuvre, au détour d’un dernier labyrinthe.

INF. 2

CINE-CLUB LE CINEMA FANTASTIQUE

Présentation : Claude-Jean Philippe.

LES CHASSES DU COMTE ZAROFF (N)

Film américain de Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel (1932) en version originale sous-titrée.

Leslie BANKS : Le comte Zaroïf

Joël MC CREA : Bob Rainsford

Fay WRAY : Eve Trowbridge -

Robert ARMSTRONG : Martin Trowbridge

Noble JOHNSON : Ivan

Fiche technique : Scénario de James Ashmore Creelman d’après la nouvelle de Richard Conneli. ee de Henry Gerrard. Musique de Max teiner.

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00 oo

23.40 Fin

LES à KA Un jardin extraordinaire. « Le Facteur Cheval » - 21.36.

EEE

Le genre : Film fantastique. L'histoire : Après le naufrage du navire de ses amis, Bob Rainsford est recueilli par le comte Zaroff. Ce dernier vit dans une île, habitant un mystérieux château, servi par des domestiques tartares. Rainsford fait chez Zaroff la connais- sance d'Eve et de Martin Trowbridge, rescapés, comme lui, d'un naufrage récent. Zaroff explique à Rainsford, chasseur célèbre, ce qui est devenu son unique passion : la chasse à l'homme. Las de traquer des animaux dont l'intelligence ne lui oppose pas assez de personnalité, Zaroff a au contraire trouvé en l'homme un gibier idéal. Les réactions humaines donnent à cette nouvelle forme de chasse une surprenante ambiguïté et Rainsford comprend qu'il va être la future vic- time de Zaroff.. Ce que j'en pense : 1932 est une date impor- tante de l'histoire américaine : Roosevelt est élu à la présidence et le pays, brisé par la dépres- sion compte douze millions de chômeurs. Dans cette Amérique inquiète, le cinéma fantastique va trouver son terrain d'élection Le film commence comme un banal film d'aven- tures : un yacht fait. naufrage ; l’un des passa- gers parvient à atteindre l'île voisine ; il semble sauvé en arrivant devant un château. Là, le film nous étonne car le heurtoir de la porte repré- sente un centaure hirsute et blessé qui porte une femme dans ses bras. Avec l'apparition du domestique de Zaroff puis, enfin, de son maître nous nous trouvons plongés dans le fantastique le plus pur. Vêtu de noir, fumant de longues cigarettes, entouré de trophées et d'armes diver- ses qui vont du fusil à viseur à l'arc, Zaroff incarne le Mai. Ce chasseur fanatique va dès lors livrer aux deux héros, Joel Mc Crea et Fay Wray, future vedette de « King Kong », la plus impi- toyable des courses contre la vie. A travers une - jungle de studio, devenue par le talent des réa- lisateurs d’une effrayante authenticité, Zaroff, ses rabatteurs et les deux fugitifs vont lutter, ces der- niers pour leur vie, Zaroff pour son suprême plaisir, chasser le plus dangereux des gibiers.

André MOREAU 5 Avis de l’O.C.F.C. : (Pour adultes).

VOIR ARTICLE PAGE 14

dimanche

20 janvier

18.45 MAGAZINE REGIONAL

Pour la région de Strasbourg uniquement. Réalisa- tion : Alfred Elter. B Schneckedantz in Dackeldorf : Comédie musi- cale de Gaston Goetz. Réalisation : Alfred Elter. (Troisième partie).

19.35 FLASH INTER 3 19.40 MAGAZINES REGIONAUX

STRASBOURG M Camille Clauss, peintre. (Emis- sion de Maurice Jully. Réalisation : François Bo- notaux.)

LILLE M Spécial Nord.

NANCY ,H De Bussang à Coblence, La Moselle, longue de 550 km, permet de multiples activités : la pêche, le tourisme ; elle est aussi utilisée comme voie navigable. (Réalisation : Michel Guillet.)

RENNES & La chasse présidentielle, de G. Kergour- lay. Création mondiale de la Comédie de l'Ouest.

MARSEILLE M Télescope avec Roger Planchon à propos du Tartuffe. Roland Petit et les ballets de Marseille. Le chanteur Yves Simon. L'écrivain Hen- ri Bonnier. Une troupe de mimes japonais. LYON, PARIS, BORDEAUX, TOULOUSE : program- mes non communiqués.

20.10 HISTOIRE DU DESSIN ANIME

Emission de Solange Peter et Robert Benayoun. Quatrième partie La révolution formelle

Pendant la guerre, l'animation a subi une véritable révolution avec l'apparition simultanée aux Etats- Unis et en Europe de deux nouvelles écoles.

Aux Etats-Unis, l'inspiration plastique se rénove. Les dessins de Walt Disney dits en « O » pour leurs formes arrondies font place à des personna- ges longilignes, à des décors dépouillés. Les thèmes changent et sont tirés du folklore améri- cain.

Un groupe d’animateurs des productions Disney fonde sa propre société, l'U.P.A. et abandonne le style dans lequel il a été formé. Stephan Bosus- tow crée la série sur « Magoo », Robert Cannon dessine et anime « Christopher Crumpet » et « Ge- rald Mac Boing Boing » dont certaines aventures sont présentées au cours de cette émission.

A la même époque , en Tchécoslovaquie, Trnka, peintre illustrateur de livres pour enfants est char- par l'Etat de monter un atelier d'animation. Un choix de ses premiers films inédits permet de dé- couvrir : « Le cadeau » ; « Grand-père plante une betterave » ; « Les animaux et les brigands ». Trnka, comme les animateurs américains, puise son inspiration dans le folklore national. L'introduction de tons pastels dans les dessins animés est une innovation importante qu’on lui doit.

D'autres films et d’autres animateurs tchèques et américains illustrent la seconde partie de l’émis- sion : « Lemera », de E. Hoffman, « Le million- naire qui a volé le soleil », de Donek Miller et « Amour dirigeable », de Brecka.

20.40 REPRISE RUGBY : FRANCE-IRLANDE

Tournoi des Cinq Nations. Enregistrement du match diffusé hier samedi en direct du Parc des Princes, à Paris. Commentaire : Christian Rives. Réalisa- tion : Henri Carrier et Daniel Tomasi.

& Voir notre commentaire samedi, chaîne 2.

22.25 INTER 3 et fin

37

AHONVWIG

LLLOLOLLLLLL LL) lundi

CHAINE

21 janvier

10. TELEVISION SCOLAIRE

10. EMISSIONS REGIONALES. Routes et transports routiers. Emission diffusée uniquement sur le ré- seau Bordeaux-Aquitaine. Le thermalisme. Emis- sion diffusée uniquement sur le réseau Auvergne. 10.30 Images de la vie et du rêve. Pique-nique et la route. (Préélémentaire. C.P.).

11. Fin. 12.30 MIDITRENTE

Variétés de Jean-Pierre Renard, animées par Da- nièle Gilbert. Invité de la semaine : Joe Dassin. Réalisation : Jacques Brialy.

Æ Sylvie Vartan (sous réserves).

13. 24 HEURES SUR LA UNE

13.30 Cours de la Bourse et fin.

14.5 TELEVISION SCOLAIRE

Æ Télé-voyages. Fofo Santou, la petite nigérienne I(C.E.).

14.25 LES DURS A CUIRE

Film français de Jack Pinoteau (1964).

Jean POIRET : Louis

Roger PIERRE : Germain Lormond

Michel SERRAULT : Rossignol

Stéphane AUDRAN : Rika Lormond

Mireille DARC : Josette

Hubert DESCHAMPS : Robert

France RUMILLY : Raymonde

Fernand SARDOU : L'inspecteur de police

et Max MONTAVON, Olivier HUSSENOT

Fiche technique : D'après un roman de Michel Lebrun, adapté par Roger Pierre, Jacques Emma- nuel, et Jack Pinoteau. Images : Claude Lecomte. Décors : Jean Douarinou. Musique : Paul Misraki.

Le genre : Comédie loufoque.

L'histoire : Germain Lormond, auteur de comédies policières à succès, a failli recevoir une cheminée sur la tête en rentrant dans sa villa de banlieue. Quelques indices lui donnent à penser qu'un membre de son entourage a voulu le supprimer. Il fait appel à un détective privé, Rossignol. Celui-ci lui révèle que sa femme Rika le trompe avec Louis, son collaborateur littéraire, véritable auteur de ses pièces et que son ami Robert, chimiste raté vivant à ses crochets, le déteste. Germain décide de se débarrasser de ses deux ennemis par des crimes parfaits. Il découvre que ce n'est pas si commode de passer de la théorie à la pratique. Et quelqu'un d'autre supprime Louis et Robert.

Ce que j'en pense : C’est une histoire de fous, qui ne veut que faire rire. Dès le départ, le déca- lage est bien marqué entre le monde normal et celui de l'imagination. Il est maintenu tout au long du film par un commentaire. Pour raconter cette histoire de fous, Jack Pinoteau s'en tient au point de vue subjectif de Germain. Cela pour- rait s'appeler « le journal d’un hurluberlu ». Le film est composé avec un soin extrême : gags visuels, montage, rythme, effets sonores. Travail trop appa- rent. On ne voit plus que les rouages de la mécanique, on ne se laisse pas aller à « dé- railler ». Mais enfin, c’est très drôle. Roger Pierre, - Serrault et Hubert Deschamps sont excel- ents.

Jacques SICLIER (Avis de l'O.C.F.C. : Pour adultes.)

15.50 Fin.

W, LU T

16.50 TELEVISION SCOLAIRE

16.50 Chantiers mathématiques. Diagnostic en toxicologie (1er et 2nd cycles. Information des enseignants). 17.20 Langues vivantes. Civilisation américaine (Greetings from USA). Black capital, Washington DC (Terminales et Enseignement supé- rieur. 1er et 2nd cycles. Information des ensei- gnants). 17.50 Atelier de pédagogie. Communica- tion et apprentissage de la langue. L'enfant et la poésie 1. (Préélémentaire et cycle élémentaire. Information des enseignants).

18.20 AU-DELA DES FAITS

Emission de Michel Kops.

18.40 EMISSIONS POUR LES JEUNES

18.40 Bozo

Æ Un cheval qui danse. Bozo et Butch découvrent que le cheval qu'ils viennent d'acheter est doué pour la chorégraphie.

18.50 Sur mon cahier : Epsilon.

Æ L'énergie. Tout le monde a entendu parler de la crise de l'énergie. Et pourtant, rares sont ceux qui comprennent vraiment la grande révolution qui bouleverse notre société. Epsilon fait le point scientifique de la question et explique que l'avenir de l'énergie, c'est le charbon.

19.15 50 MILLIONS

DE CONSOMMATEURS

Æ Logement : L’habitabilité.

19.20 ACTUALITES REGIONALES

19.40 Annonces et météo.

19.45 24 HEURES SUR LA UNE 20.20 L'ILLUSTRE MAURIN

Feuilleton de Jean Canolle et Claude Dagues, d'après le roman de Jean Aicard. Musique de Francis Lemarque. Réalisation : Claude Dagues.

Jean GAVEN : Maurin

Armand MEFFRE : Pastouré

Maurice SARFATI : Sandri

Mireille AUDIBERT : Tonia

Suzanne COURTAL : La mère de Maurin

Jean SAGOLS : Césariot

Philippe ZAFFRAN : Bernard

Roland CESARIN : Un gendarme

Henri CREMIEUX : M. Rinal

& Dixième épisode : Après la mort de sa mère, Maurin demande Tonia en mariage à Orsini. Mais le père de la jeune fille refuse catégoriquement. Maurin, seul, malheureux, se réfugie chez M. Rinal d'autres préoccupations l’attendent.

VOIR ARTICLE PAGE 16

Roger Pierre et Jean Poiret. « Les durs à cuire » - 14.25.

Î { | 1

CL

20.35 LA LEGENDE DES STRAUSS

Feuilleton britannique. Avec l'orchestre symphoni- que de Londres, dirigé par Cyril Ornadel.

Troisième partie : Schani

lundi

21 janvier

Scénario : Anthony Skene. Réalisation : David Giles.

TELEVISION SCOLAIRE (N)

M Informations pour l'orientation. Education phy- sique et sport. La fonction du professeur d’édu- cation physique (3°).

17.30 COURS DES ARTS ET METIERS (N)

H Composants solides de l'électronique d'’aujour- d'hui (Pour les régions de Paris, Lille, Rouen, Alsa- ce et Lorraine uniquement).

18.30 Fin.

19. DES CHIFFRES ET DES LETTRES

19.20 ACTUALITES REGIONALES 19.45 UN MYSTERE PAR JOUR

Henri CREMIEUX : Le professeur Morgan Jacques ALRIC : Victorien

Jeanne SOUCHON : Françoise

Pierre CHEVALIER : Philippe

Max DOUCHAIN : L'inspecteur des contributions Raymond BAILLET : L'adjoint.

Æ La goutte à Victorien. Victorien part travailler

EU à

(A. Stallybrass) et Johann (S. Wilson).

Anna:

Eric WOOFE : Johann Strauss père Stuart WILSON : Johann Strauss fils Anne STALLYBRASS : Anna

| Barbara FERRIS : Emilie

Sonia DRESDEL : Lucari

David de KEYSER : Hirsh

Christopher BENJAMIN : Dommayer

Louis SELWYN : Josef

Deborah LINTON : Annele

Carolyn KESTON-BLOOM : Thérèse

Garry MILLER : Edi

Jeffrey SEGAL : Amon

Max LATIMER : Reichmann

IONNT

Jane WENHAM : Mme Pruckmayr Jane SEYMOUR : Karoline

5 Résumé des épisodes précédents. Johann Strauss père a quitté sa femme Anna et ses enfants pour vivre avec Emilie. Johann, le fils aîné, a découvert cette liaison, et malgré l’inter- diction de son père, il décide de reprendre ses études musicales et devient musicien professionnel.

M 1844. Strauss père vient de débuter avec un grand succès à l'élégant bal Sperl lorsqu'il ap- prend que son fils aîné va diriger le nouvel orchestre du Casino Dommayer. Il est tellement furieux qu'il en vient même à promettre à Anna de quitter Emilie si elle détourne leur fils de son projet. Mais Anna refuse ce marché. Strauss décide alors avec Hirsh, son manager, de saboter les débuts du jeune Johann en organisant de son côté un grand gala qui éclipsera le concert du nouvel orchestre du Casino Dommayer. Pour faire bonne mesure, Hirsh engage une « claque » pour troubler la représentation. Cependant, Emilie, qui a découvert le marché offert par Strauss à Anna, décide de se venger.

21.30 OUVREZ LES GUILLEMETS

Magazine littéraire préparé par Bernard Pivot, An- dré Bourin, Gilles Lapouge et Claude Barma. Réalisation : Claude Barma.

M Interview de Louis Pauwels pour son livre «Ce que je crois» (Grasset). Avec la participation du père Cardonnel.

& François de Closets parle de son livre « Le bonheur en plus » (Denoël).

B À l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Lénine, le 21 janvier 1921, Gilles La- pouge fait une rétrospective de sa vie et présente les derniers livres parus sur Lénine.

= André Bourin interroge Jacques Lacarrière pour son livre « Les gnostiques » (Gallimard, collection Idées). Laurent Terzieff dit un extrait du livre.

® Michel Lancelot parle d'un livre de science- fiction.

22.40 24 HEURES DERNIERE et fin

TD

NN

NN

20.

aux champs avec son fils lorsqu'il est rappelé à la ferme par sa femme. Celle-ci lui annonce que l'inspecteur des. contributions est allé chez Léon, te bouilleur de cru et qu'il pense que Victorien a fait distiller plus d'alcool que la loi le permet. L'inspecteur et son adjoint vont donc venir per- quisitionner à la ferme (Vingt et unième épisode).

INF. 2

20.35 ACTUEL 2

Le programme de cette émission étant lié à l’actua- lité la plus récente, il nous est impossible d’en préciser à l’avance le contenu.

21.45 LE DEFI

Emission de Jean-Paul et Jacques Rouland et Clau- de Olivier. Réalisation : Claude Deflandre.

Les frères Rouland avec Max Favalelli et Jean-

‘Christophe Averty peuvent aider les candidats. Mais

disent-ils la vérité ?

22.30 INF. 2 et fin

LUNDI 21. 12.30

EMISSIONS REGIONALES

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régions de Strasbourg (3° chaîne), Bordeaux (2°), Toulouse (2*). 13.35 : Magazines sportifs pour Montpellier (2‘)}, Amiens (1° et 2°), Lille (1° et 2°). 13.35 : Le Mans (rediffusion du magazine du samedi, de Rennes). MERCREDI 23. 13.35 : Sports Méditerranée, pour les régions de Marseille et de Nice (1"° et chaînes). JEUDI 24. 13.85 : Spécial Corse, pour la région de Marseille (1° et chaînes). 13.35 : Magazine « Regards », pour la région de Lyon (sur les trois chaînes). VENDREDI 25. 1230 (2° chaîne) et 13.30 {1° chaîne) : De soleil et d'azur, pour la région de Marseille.

de nouvelles méthodes permettent d'acquérir rapidement une mémoire excellente

COMMENT OBTENIR LA

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D'ONT-VOUS AVEZ BESOIN

Avez-vous remarqué que certains d'entre nous sem- blent tout retenir avec facilité, alors que d'autres oublient rapidement ce qu'ils ont lu, ce qu'ils ont vu ou entendu ? D'où cela ment:l? Les spécialistes desproblèmesdelamémoire sontformels : cela ent du fait que les premiers appliquent (consciemment ou non) une bonne méthode de mémorisation alors que les autres ne savent pas comment procéder. Autrement dit, une bonne mémoire, ce n'est pas une question de don, c'est une question de mé- thode. Des milliers d'expériences et de témoignages le prouvent. En suivant la méthode que nous pré- conisons au Centre d'Etudes, vous obtiendrez votre mémoire (quelle qu'elle soit actuellement) des performances à première vue incroyables. Par exemple, vous pourrez, après quelques jours d'en- trainement facile, retenir l'ordre des 52 cartes d'un jeu que l'on effeuille devant vous ou encore rejouer de mémoire une partie d'échecs. Vous retiendrez aussi facilement la liste des 95 départements avec leur numéro-code. Mais, naturellement, le

but essentiel de la méthode n'est pas de réaliser .

des prouesses de ce genre mais de donner une mémoire parfaite dans la vie courante : c'est ain- si qu'elle vous permettra de retenir instantanément

le nom des gens avec lesquels vous entrez en contact, les courses ou visites que Vous avez à faire (sans agenda}, l'endroit vous rangez vos affaires, les chiffres, les tarifs, etc... De votre ve entière, vous n'oublierez plus un nom un visage 2 mois ou 20 ans après, vous retrouverez le nom d'une personne que vous rencontrerez comme si vous l'aviez vue la veille. Si vous n'y parvenez pas aujourd'hui, c'est que vous vous y prenez mal, car tout le monde peut arriver à ce résultat à condition d'appliquer les bons principes. La mème méthode donne des résultats peut-être plus extraordinaires encore lorsqu'il s'agit de la mémoire dans les étu- des. En effet, elle permet d'assimiler, de facon définitive et en un temps record. des centames de dates de l'histoire, des-milliers de notions de géographie ou de science, l'orthographe, les lan ques étrangères, etc... Tous les étudiants devraient l'appliquer et il faudrait l'enseigner danses lycées. L'étude devient alors tellement plus facile! Sivous voulez avoir plus de détails sur cette remarquable méthode, vous avez certainement intérêt à deman- der-le livret gratuit proposé ci-dessous, mais fai- tes-le tout de suite car, actuellement, vous pouvez profiter d'un avantage exceptionnel.

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Le 6 juin 1944, à l'aube, commence sur les côtes de Normandie la ba- taille de France. Ce sont les épisodes les plus mystérieux et les plus insolites de cette période glorieuse et troublée, qui conduira à la libération de Paris et de tout le territoire français, que nous vous relatons.

Alliés et résistants p face à la Wehrmacht

Des combats sans merci mettront face à face, pendant plusieurs mois, les maquisards, les troupes alliées et les soldats d'Hitler. Mais, tandis que ce combat militaire se déroulait, de mys- térieuses intrigues jouaient un rôle capital dans l'histoire de la Libération.

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Pendant que les troupes alliées avan- cent et que les résistants harcèlent l'ennemi, des luttes d'influence, des objectifs politiques opposent des Français entre eux et ceux-ci aux alliés.

De curieuses énigmes subsistent

Si l'histoire de la libération du terri- toire est bien connue militairement, il n'en reste pas moins vrai que bien des ordres, des rencontres, des déci- sions. des projets nous posent des problèmes énigmatiques. Ce sont ces aspects mal connus de la fin de la guerre que nous présente Bernard Michal dans ces 3 passionnants

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lundi

21 janvier

18.30 FLASH INTER 3 18.35 DES ENFANTS SUR LA TROIS

Emission de Roger Moreau. Réalisation : Jean Brard. Une production de Lyon.

B L'enfant et le cheval. À quel âge peut-on com- mencer à faire de l'équitation ? Comment soigne- t-on les chevaux ? Qu'est-ce qu’un centre éques- tre ? Pendant une semaine, « Des enfants sur la trois » vont répondre à ces questions. Aujourd'hui : visite aux haras de Cluny, en Bourgogne. Le di- recteur, M. Charpy, présente les différentes es- ee de chevaux et les différentes sortes d'’atte- ages.

18.50 VIE PRATIQUE LA MAIN A LA PATE

Emission présentée par Christiane Rabiega. Avec Christiane et Louis Chavelot. Réalisation : Jean de Nesles. Une production de Lille.

Les Français sont bricoleurs : par mesure d’éco- nomie, à cause du manque d'artisans et par goût. Même sans être adroit on est souvent amené à « mettre la main à la pâte ». Christiane et Louis Chevalot, un couple de bricoleurs s'installent dans une petite maison ; ils équipent deux chambres, une salle de bains, une salle de séjour. Ils nous initient à l’art de poser de la moquette, du papier peint, du carrelage et un coffrage de baignoire.

19.20 ACTUALITES REGIONALES

19.40 VIVRE EN FRANCE HENRY BORDEAUX CONTEUR

Emission de Jacqueline Chapuis et Jean Bernard. Réalisation : Jean-Max Venuti. Une production de Lyon.

C'est à Thonon-les-Bains ville vécut l’écri- vain qu’on découvre les gens et le pays qui ins- pirèrent Henry Bordeaux : plus de 70 romans y ont vu le jour. Des romans d'amour avec pour milieu privilégié la bourgeoisie et l’artistocratie. Citons pour mémoire : « La Croisée des che- mins », « Les Roquevillard », « Nouvelle et vielle France », « Un médecin de campagne », « La neige sous les pas »…

Mais Henry Bordeaux était aussi un merveilleux conteur : cet aspect un peu méconnu de lui, nous le découvrons à travers les témoignages de sa fille et des villageois qui le connurent dans ses écrits aussi : « Le pays sans ombre », « La mai- son ». Dans ces pages, Henry Bordeaux évoque, sur un ton à la fois familier et drôle, la région il vécut, son enfance, les lacs et les montagnes qui l’émerveillaient.

20.5 LES VINGT PREMIERES ANNEES DU CINEMA AMERICAIN

Emission de Philippe Atger. Réalisation : Jean Pra- dinas.

Sixième partie

Les films présentés ce soir -appartiennent à deux genres fondamentaux du cinéma : l’histoire imagi- naire inventée de toutes pièces et l’histoire réelle transposée à l'écran. L'unité entre les deux vient de la forme du récit et montre l'importance crois- sante du scénario. Avec des extraits de :

H Un enlèvement arcadien M Les gratte-ciel de New York M Le banlieusard M Les ouvriers du tunnel.

20.40 GENS DE LA PLUIE

22.20 INTER 3 et fin

Film américain de Francis Ford Coppola (1969) en version française.

James CAAN : Kilgannon Shirley KNIGHT : Natalie Robert DUVALL : Gordon Marya ZIMMET : Rosalie Tom ALDREDGE : M. Alfred Laurie CREWS : Ellen Andrew DUNCAN : Artie Margaret FAIRCHILD : Marion Say GRACIE : Beth

Alan MANSON : Lou

Robert MODICA : Vinny

Natalie (Shirley Knight).

Fiche technique : Auteur réalisateur : Francis Ford Coppola. Musique de Ronald Stein. Directeur de la photographie : Wilmer Butler.

Le genre : Film dramatique.

L'histoire. Natalie quitte New York en voiture. En fait, c’est surtout son mari qu’elle tient à lais- ser derrière elle. Un auto-stoppeur, Kilgannon, qui dit avoir été un grand joueur de football, devient un compagnon de route. Natalie fait la connaissance d'un policier, Gordon qui commence par l'arrêter pour excès de vitesse et lui témoigne rapidement un intérêt plus passionné...

Ce que j'en pense : Francis Ford Coppola est sur- tout connu pour être le réalisateur du « Parrain », ce film triomphal aux fabuleuses recettes. En fait ce jeune réalisateur appartient à la nouvelle gé- nération du cinéma américain. Pour lui, comme pour ses camarades, l'Amérique n’est plus un pays idéalisé et la vision que le film nous offre des Etats-Unis est loin d'être rassurante. C'est une Amérique en marge que va nous faire découvrir le film, celle d'une société de la consommation subitement vue de l’autre côté du décor. Les vieux pneus, les vieilles bouteilles, des cabanes déla- brées jalonnent le film et les héros ne sont plus les personnages prestigieux d'autrefois : la jeune femme est une nymphomane, le jeune homme est devenu un débile et le policier interprète la loi à sa manière. Parfois maladroit mais souvent sensible, « Gens de la Pluie » nous livre donc une Amérique inhabituelle. Ce n'est plus celle des maisons individuelies avec leur confort ouaté et rassurant, mais celle des roulottes, sym- boles de la précarité, de ces routes qui mènent d'un Etat à l’autre, celle d'une terrible inquié- tude... « L'American Way of Life » chère aux publicistes semble laisser un goût amer aujour- d'hui et les cinéastes américains sont les premiers, après des écrivains comme Jack Kerouac et Norman Mailer à s'attacher à ce malaise, à cette

crise de civilisation. André MOREAU 5 (Avis de l'O.C.F.C. : Pour tous.)

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Æreife Littré »« ictionnafre de {a Jangue française

À

demander les conditions)

Jean COCTEAU

de l'Académie française :

“Ce dictionnaire est un trésor”

Francis CARCO

de l'Académie Goncourt :

“Cette époque a plus que tout autre, be- soin de “vigies’”’. Littré en est une et quelle ! Donc bravo!

Jean VILAR : “Quel plaisir de re- lire, par la grâce d'un mot, l'emploi qu’en ont fait tous nos maîtres !””

D'autres personnalités de la littérature contem- poraine ont salué avec enthousiasme cette ré- édition : André MAU- ROIS, Me Maurice GAR- CON, Gabriel MARCEL, Jules SUPERVIELLE, F. CROMMELYNCK, Marcel JOUHANDEAU, Georges DUHAMEL.

42

Un merveilleux instrument de travail.

Tout homme cultivé, étudiant, industriel, ingénieur, cadre, médecin, tout homme qui a des rapports professionnels avec ses sem- blables, leur parle, leur écrit, tout homme qui désire goûter et juger ce qu’il lit a besoin d’un Littré.

L'introuvable Littré est maintenant réédité. Vous y trouverez ce qui ne figure dans aucun autre dictionnaire : non seulement les mots et leurs définitions mais leurs divers sens illustrés d'exemples empruntés aux meilleurs auteurs. Le Littré vous donne “l’état-civil” des mots, leur évolution de l’archaïsme au néologisme en passant par le sens contem- porain.

On consulte un dictionnaire : on lit le Littré. Si vous ne deviez avoir qu'un livre dans votre bibliothèque, ce serait celui-là. Régulièrement, on feuillette le Littré, on s’y plonge, on s’y égare délicieusement. Remarquable instrument de cultyre, c’est le passionnant roman de la langue française.

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mardi

22 janvier

12.30 MIDITRENTE

Variétés de Jean-Pierre Renard animées par Da- nièle Gilbert. Invité de la semaine : Joe Dassin. Réalisation : Jacques Brialy.

M Georges Chelon et Patricia Lavila.

24 HEURES SUR LA UNE

13.30 Cours de la Bourse.

13.35 JE VOUDRAIS SAVOIR

Emission d'éducation sanitaire et sociale. # Comme tout le monde. conduire : ia conduite automobile et les handicapés moteurs.

13.45 Fin.

13.

NN

14.5 TELEVISION SCOLAIRE 14.5 Eveil à la nature. Les mouvements de notre corps. Le squelette humain et les muscles (C.M.). 14.25 Les hommes dans leur temps. Portrait de José Baudel, un agriculteur (6°, 5°, 4). 14.45 Informations pour l'orientation. Education physique et sport. La fonction du professeur d'éducation physique. Rediffusion (3°).

7 15.15 Fin.

16. R.T.S. PROMOTION = A mots découverts. Correspondance : demande de pièce administrative M Grammaire : carte de

visite Æ Vocabulaire le vocabulaire de la Sé- curité sociale (2) M Orthographe : le son «é» dans les verbes : é ou er? 4 16.30 Fin. 17.20 TELEVISION SCOLAIRE M Atelier de pédagogie. Magazine. Cuba : l'école

et la machette. (Préélémentaire et cycle éiémen- taire. Information des enseignants.)

18.20 AU-DELA DES FAITS

18.40 EMISSIONS POUR LES JEUNES

18.40 Bozo

Æ Le plus petit géant du monde. Bozo entre dans la maison d’un géant. qui regrettera cette rencontre.

18.55 Initiation au sport.

Espoirs et champions Emission de Georges Dominique. Christian Quidet.

M ie judo. Démonstrations faites par Georges Denelli, de l'Equipe de France, et par Jean-Paul Coche, médaille de bronze aux J.O. de Munich et champion d'Europe 1972. L'émission fait un rappel historique des origines du judo Issu des différentes techniques de combat employées au Japon depuis le XVI° siècle, le judo, synthèse de toutes ces techniques, est basé sur la notion de souplesse du corps et de déséquilibre de l'adversaire.

19.15 50 MILLIONS DE CONSOMMATEURS

# Logement : le confort acoustique.

ZOO

Reportage de

RKkKkKKKKK

19.20 ACTUALITES REGIONALES

19.40 Annonces et météo.

CR

19.45 24 HEURES SUR LA UNE 20.20 L’'ILLUSTRE MAURIN

Feuilleton de Jean Canolle et Claude Dagues,

d’après le roman de Jean Aïicard. Musique de

Francis Lemarque. Réalisation : Claude Dagues.

Jean GAVEN : Maurin // Armand MEFFRE : Pastouré -

Maurice SARFATI Sandri

Mireille AUDIBERT Tonia

Henri GUISOL : Cabissol

FRANSINED : Le planton : PANISSE : Merlusse’

André NADER : Cigalous

Jacques POINT : M. Labarterie

Christine AUREL : Mme Labarterie

Pierre MIRAT : Caboufigue VILLEROY : Vérignon

H Onzième épisode. Voici venu le temps des élections. Il s’agit de proposer un candidat à / la députation. Maurin, qui préside la réunion, a

bien des difficultés avec un auditoire trop pas-

sionné. Ë

20.35 CAVALCADE CIRCUS

Emission de Jean Richard, présentée par Michel Francini. Réalisation : Lucien Gavinet.

M Jerry et Montigny, mimes-danseurs : « Les Oiseaux ». M Jumping Jack, sauteur au trampolino M Les Colombaioni, clowns : « La Boxe » et « Le Vélo » mm Miss Carington et ses caniches M Jean et Jean-Claude Dehix, numéro de ma-

Dromadaires sous le chapiteau. rionnettes M Lucien Gruss et ses dromadaires

LES SCIENTIFIQUES RÉPONDENT 7

Emission de Dominique Reznikof. Réalisation : Jean-Marie Coldefy.

L'OCEAN AUJOURD'HUI

Les océans, les deux tiers de notre planète, sont plus qu'une immense étendue d'eau séparant les continents. La diversité de leurs eaux, la diversité de leur faune, la complexité de leurs fonds, sont loin d’être entièrement expliquées. Peu à peu, l'étude des océans révèle leur formidable poten-

tiel énergétique et permet de comprendre cer- : 7 taines grandes énigmes concernant la formation LT - si -

et la transformation de la Terre. Au cours de : Æ +

l'émission des spécialistes font le point des __ ER : A

connaissances actuelles : = _

mn M. Jean-Marie Peres, membre de l'Institut et

directeur de la station marine d'Endoume, fera : f

l'historique des océans. M M. Xavier Le Pichon, - -

conseiller scientifique de la Direction générale de supervision scientifique du milieu solide à Brest, parlera de la dérive des continents et de la grande faille de Rist @ M. Jean-Louis Hya- cinthe, chef de l'Equipement physique au Centre océanologique de Bretagne M M. Claude Laubier, chef du département scientifique au Centre océa- nologique de Bretagne, parlera de l'exploitation des océans et de l'aquaculture Æ M. Gérard Huet de Froberville, commandant du Groupe de Ba- thyscaphes de Toulon, présente le Bathyscaphe « Archimède » qui a participé à l'opération « Fa- mous » destinée à l'exploration de la Faille de Rist M M. Jean Jarry, chef de la section des Engins à la Base Océanologique pour la Médi- terranée, a travaillé à la réalisation technique la Station Biologique de Roscoff, évoquera le du Bathyscaphe « Archimède ». IM Mme Danièle problème du dépeuplement des mers. # M. Alain : Carre, attachée de recherche au C.N.R.S., parlera Le Gorgeu, ingénieur au Centre Océanologique du plancton @ M. Joseph Bergerard, directeur de de Bretagne.

J1neeg UOA

22.35 24 HEURES DERNIERE et fin

LL 7

IOHVW

mar

22 janvier

13.30 R.T.S. PROMOTION (N)

æ Gestion des entreprises. Stimulation des ventes dans une branche interprofessionnelle.

14. Fin.

14.30 AUJOURD'HUI MADAME

æ D'où vient le gaz que nous utilisons ? Comment est-il fabriqué ? Comment est-il distribué ?

15.15 LA PORTE S’OUVRE (N)

Film américain de Joseph L. Mankiewicz (1950) en version originale sous-titrée.

Richard WIDMARK : Ray Biddle

Linda DARNELL : Edie Johnson Stephen MC NALLY : Le Dr Daniel Wharton Sidney POITIER : Le Dr Luther Brooks Mildred JOANNA SMITH : Cora Brooks Harry BELLAVER : George Biddie Stanley RIDGES : Le Dr Moreland Dots JOHNSON : Lefty

Amanda RANDOLPH : Gladys

Bill WALKER : Mathew Tompkins Ruby DEE : Connie

Frank RICHARDS : Mac

George TYNE : Whitey

Ossie DAVIS : John

Ken CHRISTY : Kowalski

lan WOLFE : Watkins

Bert FREED : Rocky

Dick PAXTON : Johnny Biddle

Fiche technique : Scénario de Joseph L. Mankie- wicz et Lesser Samuels. Photographie de Milton Krasner. Musique d'Alfred Newman.

Le genre : Film dramatique.

L'histoire : Ray Biddile et son frère Johnny sont blessés au cours d'un hold-up qu'ils commettaient. Le docteur Luther Brooks, un Noir, les soigne. Ray, qui est raciste, insulte Brooks. Johnny meurt après une délicate intervention chirurgicale de Brooks et Ray le rend responsable de la mort de son frère. Brooks exige une autopsie pour dégager sa res- ponsabilité mais Ray, dont l'autorisation est indis- pensable, s'y" oppose. Les amis de Ray décident d'attaquer le quartier noir pour venger Johnny. Les Noirs se préparent eux aussi et une violente bagarre s'ensuit. Brooks s'accuse alors de la mort de Johnny, comprenant que c’est l’unique moyen qu’il ait d'obtenir l’autopsie..

Ce que j'en pense : Personnellement produit par Darryl F. Zanuck, le film appartient à la lignée des grands films libéraux tournés par la Fox dans les années 1945-1955. Alors que la chasse aux sor- cières du sénateur McCarthy va déchaïiner sur les Etats-Unis dans quelques années les forces de la réaction, plusieurs films dénoncent les dangers du racisme L'Héritage de la chair », d'Elia Kazan, « L'Intrus », de Clarence Brown), de l'antisémitisme Le Mur invisible >») et de l'intolérance en général Haines », de Losey). Cette croisade libérale a rapidement été celle de Zanuck et, tourné en 1950, « La Porte s'ouvre » est un film d’un indéniable courage. Les Noirs n'y sont plus les éternels ser- viteurs serviles des films d’atmosphères sudiste mais des êtres humains à part entière. Sidney Poi- tier fait d’ailleurs ici sa première apparition à l'écran. C’est sans doute par amitié pour Zanuck que Mankiewicz a accepté de tourner le film car on n'y retrouve que rarement la patte du réalisateur splendide de « La Comtesse aux pieds nus » et de « Chaînes conjugales ». Parfois gêné par son scénario, Mankiewicz s'est surtout attaché à la direction d'acteurs qui demeure continuellement

remarquable. André MOREAU 5 (Avis de l’O.C.F.C. : pour adultes.)

17. Fin.

! U '

Les amateurs de guerre navale seront

17.30 COURS DES ARTS ET METIERS (N)

m Evolutions caractéristiques dans fes fabrications mécaniques. (Pour les régions de Paris, Lille, Rouen, Alsace et Lorraine uniquement.)

18.30 Fin.

19. DES CHIFFRES ET DES LETTRES

Jeu d'Armand Jammot, présenté par Patrice Laffont, Max Favalelli et Fabien Buhler. Réalisation : Fran- cis Caillaud.

19.20 ACTUALITES REGIONALES 19.45 UN MYSTERE PAR JOUR

Feuilleton de Pierre Billard et Alain Franck. Réa- lisation : Jean-Paul Carrère.

Henri CREMIEUX : Le professeur Morgan

Yvonne DANY : Tante Charlotte

Denis SAVIGNAT : Hubert

Bernard DUMAINE : Philippe

Christiane VALLON : Laurence

Louisette ROUSSEAU : Marguerite

& La vieille dame et la rivière. Tante Charlotte a invité ses neveux à passer le week-end dans sa jolie villa. La vieille dame a fait préparer un excellent dîner par sa fidèle Marguerite et, pour l'occasion, elle a mis sa merveilleuse rivière de diamants. Au cours du repas, elle annonce qu'elle va vendre sa villa pour pouvoir s'offrir des voya- ges. Le lendemain, la rivière a disparu. (Vingt- deuxième épisode.)

20. INF. 2

Ed x?

Un film qui dénonce les dangers du racisme. « La porte s'ouvre » - 15.15.

NS

\

heureux. « Sous dix drapeaux » - 20.35.

20.35 LES DOSSIERS DE L'ECRAN

22.55 INF. 2 et fin

SOUS DIX DRAPEAUX

Film italien d2 Duilio Coletti (1961), en version fran- çaise.

Van HEFLIN : Rogge

Charles LAUGHTON : Russell Mylène DEMONGEOT : Zizi

John ERICSON : Krüger

Liam REDMOND : Windsor

Alex NICOL : Knoche

Folco LULLI : Paco

Grégoire ASLAN : Le maître d’Abdullah Cecil PARKER : Le colonel Howard Eleonora ROSSI DRAGO : Sara Gian-Maria VOLONTE : Braun

Philo HAUSER : Le clown

Dieter EPPLER : Le Dr Hartmann Ralph TRUMAN : L’amiral Benson Peter CARSTEN : Le lieutenant Mohr

Fiche technique : Scénario de Vittoriano Petrilli, Duilio Coletti et Ulrich Mohr, d’après le journal de Bernhard Rogge. Photographie d’Aldo Tonti. Musique de Nino Rota.

Le genre : Film de guerre maritime.

L'histoire : Rogge commande le navire corsaire allemand l'« Atlantis ». Sa compétence et sa témé- rité en ont fait l’un des adversaires les plus redou- tables de la flotte de commerce britannique. L'amiral Russell est décidé à mettre fin à la car- rière de Rogge mais ce dernier parvient constam- ment à échapper à ses poursuivants, utilisant les pavillons les plus divers. Officier intelligent et cou- rageux, Rogge a toujours évité les affrontements violents, tenant à respecter au maximum la vie des autres, mais inlassablement Russell va s’acharner...

Ce que j’en pense : Ce genre de films ne tient qu'à la personnalité des principales vedettes. L'action, les dialogues sont centrés sur deux personnages forts, au détriment des autres. Lorsque les deux héros sont incarnés par Charles Laughton et Van Heflin, il est donc manifeste que le réalisateur a déjà a moitié gagné son pari. Nous avons d’ailleurs vu plus d’une fois ce type d'’affrontements psycho- logico-militaires Torpilles sous l'Atlantique », « Morituri », etc.) et le film ne nous surprendra donc pas. Les amateurs de la guerre navale seront heureux et les autres admireront la performance de Charles Laughton, splendide dans le rôle d’un ami- ral britannique attaché à sa proie. Surveillez l’in- terprétation de second plan, vous y découvrirez de nombreux acteurs connus...

André MOREAU m

{Avis de l’O.C.F.C. : pour adultes et adolescents.)

DEBAT

L'histoire du navire « Atlantis » pendant la dernière guerre & L’amiral Bernhard Rogge, ancien commandant de l’« Atlantis» Æ@ Ulrich Mohr, ancien comman- dant en second de l’« Atlantis » M Albert Vulliez, capitaine de vaisseau en retraite.

vous pouvez faire cesser cela

Parce que cette année 200 000 chiens et 50 000 chats ont été assassinés ;

Parce que vous êtes contre le massacre des bébés phoques, les abandons d'animaux avant les vacances, la vivisection ;

Parce que vous êtes horrifiés par les crimes et les mauvais traitements dont sont victimes les animaux ;

Parce que vous désirez que les chenils mal tenus les chiens meurent par centaines disparaissent ;

Parce qu'il y a des bêtes martyres, des bêtes malheureuses, des bêtes qui souffrent, vous devez nous aider.

Mais comment ? En menant campagne à nos côtés, nous qui dénonçons impitoyablement tous ceux qui torturent, massacrent ou maltraitent les animaux.

Afin que soient établies les lois de protection auxquelles ont droit nos amies les bêtes

Afin que la France entière prenne conscience du sort malheureux de trop nombreux animaux.

Je désire m'abonner à « NOS AMIES LES BETES » afin de contribuer à faire cesser le martyre des animaux. S.V.P. Postez ce bon immédiatement :

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mardi

22 janvier

18.30 FLASH INTER 3 18.35 DES ENFANTS SUR LA TROIS

Emission de Roger Moreau. Réalisation : Jean Brard. Une production de Lyon.

# L'enfant et le cheval (2). Le maréchal-ferrant. M. Comte parle de son métier et présente ses ou- tils de travail aux enfants.

18.55 LA P’TITE SEMAINE

Feuilleton canadien de Michel Faure. Réalisation : Rolland Guay et Claude Desorcy.

# Une agence de publicité a choisi Lucien pour lancer un nouveau produit. I! s’'initie aux mystères du marketing. (Neuvième épisode.)

19.20 ACTUALITES REGIONALES

19.40 JAPON, JAPONAIS

Reportage de Jean Lanzi. Une production du bu- reau O.R.T.F. de Tokyo.

Le Japon d'aujourd'hui, même en période d'incer- titude pour l'approvisionnement en énergie, est une immense usine qui a grandi trop vite.

Les portraits de trois Japonais des villes, d'un gentleman farmer et la visite d'un minuscule vil- lage nous donnent quelques aspects de la vie quotidienne des Japonais.

Æ Les habitants du petit village d’ita, situé à 120 kilomètres de Tokyo, sont les « oubliés.» de la société japonaise actuelle. Ce milieu rural, consti- tué de 142 habitants vit presque exclusivement de la culture de la mandarine.

H Le recteur Nagatsuka est écrivain et ancien kamikaze. Rescapé des escadrilles suicides, Ryudi Nagatsuka est devenu professeur. Spécialiste de l'œuvre de George Sand, il critique l'évolution de la vie au Japon : « La patrie ça n'existe plus ». Rien n’a remplacé l'idéal de lutte qu'il avait à dix- neuf ans.

SAMEDI 26 JANVIER

PREMIERE CHAINE

9. R.T.S. Promotion. 12.25 Miditrente. 12.55 Présen- tation de La Une est à vous. 13. 24 heures sur la une. 13.15 Magazine Voir et entendre. 13.35 La une. 13.15 Magazine Voir et entendre. 13.35 Maga- zines régionaux. 14. La France défigurée. 14.30 La Une est à vous. 19.50 Bozo. 19. Point chaud. 19.20 Actualités régionales. 19.45 24 heures sur la une. 20.20 La vie des animaux. 20.35 La leçon d’alle- mand (2° partie), idramatique. 22.35 Archives du XX° siècle : Joseph Delteiïl (1). 23.5 24 heures der- nière.

DEUXIEME CHAINE

12.25 SKI : descente du Hannenckam à Kitzbühel. 13.35 Magazines régionaux. 14.30 Aujourd'hui madame. 15.15 Les champions, série. 17.45 Gui- gnol. 18.45 Actualité de l’histoire : les Etrusques. 19.20 Actualités régionales. 19.45 Un mystère par jour, “feuilleton. 20. INF. 2. 20.30 Top à. 21.35 Arsène Lupin (10). 22.30 Samedi soir. 23.35 INF. 2.

TROISIEME CHAINE

18.30 Flash Inter 3. 18.35 Des enfants sur la Trois. 18.50 Tu-causes, tu causes (4). 19.20 Actualités régionales. 19.40 Découverte : les premiers Améri- cains. 20.40 Musique dans la rue, à Aix-en-Provence. 21.30 Réalité-iction : le chirurgien, vu par Jean- Pierre Miquel. 22.5 Inter 3.

Æ Keiko Kuyama est la seule femme chef d’orches- tre au Japon. Pour s'affirmer elle a choisi un mé- tier que les hommes monopolisaient, Elle paye cet- te indépendance : si son mari lui demande de choisir entre lui et son métier, il l’obligera à re- noncer à la musique.

& Buenyo Soda est cow-boy à Hokkaïdo, une île du nord. I a appris le français à la Sorbonne en 1932. Il a eu l'idée d'importer de Nevers des charolais, qu'il élève maintenant dans un ranch imité du modèle américain.

M Hitoshi Nagata est un jeune cadre dynamique d’une grande société commerciale. Il habite Kama- kura, une banlieue de Tokyo et travaille dans le centre de la capitale. Il est responsable du sec- teur économique pour l'Afrique. Il souhaite « es- sayer de mieux vivre, vivre comme Nagata », mais il ne veut probablement pas subir les marchés imposés par la société environnante.

20.40 UNE MORT

COMME LA MIENNE

Dramatique de Christian Watton. Réalisation : Jean Dasque. Une production de Marseille.

CA

IR

Lyne Chardonnet et Marcel Cuvelier.

Marcel CUVELIER : Montlaurd Yves FAVIER : Maxime

Lyne CHARDONNET : Annick Georges ROSTAN : Roger

DIMANCHE 27 JANVIER

PREMIERE CHAINE

8.55 Télé-matin. 9. Tous en forme. 9.15 A Bible ouverte. 9.30 Foi et traditions des chrétiens orien- taux. 10. Présence protestante. 10.30 Le jour du Seigneur. 12. La séquence du spectateur. 12.30 Tutti Fabbri. 13. 24 ‘heures isur la une. 13.15 Tutti Fabbri (suite). 13.45 Le dernier des cinq. 14.30 Le’ Sport en fête. 16.55 Passions sous iles tropiques, film. 18.35 ‘Entracte. 19.10 Réponse à tout. 19.45 24 heures sur la une. 20.15 Sports-dimanche. 20.50 La femme infidèle, film de Claude Chabrol. 22.25, 24 heures dernière.

DEUXIEME CHAINE

9. R.T.S. Promotion. 12.30 INF. 2 dimanche. 13. Intermezzo. 13/30 Rendez-vous avec Jean-Marc, le forgeron. 14.30 Les aventures du fleuve, film. 16.15 Emission du Service de la Recherche. 17.5 A pro- pos. 17.35 Familion. 18.20 Télé-sports. 19.30 Caméra au poing. 20. INF. 2. 20.35 Une pierre blanche pour. Jean Giraudoux. 21.35 Portrait d'une étoile : Galina ‘Samsova. 22.35 INF. 2. 22.45 Ciné-club. Le cinéma fantastique : King-Kong.

TROISIEME CHAINE

18.45 Magazine régional (Strasbourg). 19.35 Flash inter 3. 19.40 Magazines régionaux. 20.10 Histoire du dessin animé (6). 20.45 Reprise.

Rs (

Tania SOURSEVA : Mme Delmas Georges IRUSSO : M. Delmas.

André ROUSSELET : Padovani.

Alan SCOTT : Falk

Angelo BARDI : Caligari

Claue ROBIN : Le premier homme Richard MARTIN : Le deuxième homme Jean PANISSE : Le troisième homme

Un coup de vent en Méditerranée et une panne de moteur, obligent un « pointu » à trouver refuge sur une île presque déserte proche de la côte. Dans sa barque, le pêcheur a un client, M. Mon- tlaurd, un officier près de la retraite. Le hasard veut que l'officier se souvienne de cette île trente ans auparavant il aurait trouver la mort avec le commando dont il faisait partie. Mais une blessure bénigne, l’avait tenu à l'écart de cette opération-suicide. Sa conscience en a gardé quel- ques blessures, ravivées par le contact inattendu de l'île.

Les quelques habitants, font un accueil chaleu- reux aux naufragés. mais l'officier souffre d'un malaise lancinant. Alors que tout le monde dé- guste une ratatouille, des hommes inquiétants, bru- taux, cyniques, venus de la mer, surgissent.

Tous sont emprisonnés, les bateaux sont coulés et l'officier est retenu pour ses compétences. Il est sommé de rendre inoffensive une énorme mine ma- rine située en haut de l’île au bas d'un escalier vertigineux et qui condamne le passage vers une galerie s’enfonçant dans les profondeurs de ja mer.

21.35 MUSIQUE DE COREE

22.

Emission enregistrée aux salines d'Arc et Senans (Doubs). Avec le Korean Court Orchestra, dirigé par Kim Ki Soo. Réalisation : Renaud Saint-Pierre. Une production de Lyon.

Deuxième partie Æ « T'ae ch'wita » ensemble guerrier et musique militaire. C'est une musique de procession qu’on jouait pour annoncer l'arrivée de personnages im- portants. On retrouve ce même ensemble de cors, tambours et gongs dans les rituels spécifiquement bouddhiques. H « Mugo » on danse du tambour. C’est une dan- se de cour dans laquelle un groupe de femmes dansent, en robes de la dynastie Yi, autour d'un grand tambour circulaire. H « Sennginu », danse de moines bouddhistes. On pense que cette danse est apparue lors de l'intro- duction du bouddhisme en Corée. La version pré- sentée aujourd'hui est une adaptation folklorique de cette danse.

INTER 3 et fin

DU 28 JANVIER AU ler FEVRIER

PREMIERE CHAINE

LUNDI 28 JANVIER : 20.35 La légende des Strauss (4). MARDI 29 : 21. Vocations : Expériences à Moulins. MERCREDI 30 : 2035 Magazine 74. JEUDI 31 : 20.35 Les cœurs nets, dramatique de Jacques Krier. VENDREDI FEVRIER : Provin- ciales : l’Alcazar de Marseille.

DEUXIEME CHAINE

LUNDI 28 JANVIER : 20.35 Actuel 2. MARDI 29 : Les dossiers de l'écran : Regain, film de Marcel Pagnol. MERCREDI 30 : Taxi de nuit, dramatique d'après Serge Groussard. JEUDI 31 : 21.40 La demoiselle d'Avignon, feuileton. VENDREDI 1°’ FE- VRIER : 20.835 Tony Rome est dangereux, film.

TROISIEME CHAINE

LUNDI 28 JANVIER : 20.40 Pic et pic et colegram, film. MARDI 29 : 20.40 Premier anniversaire, dra- matique. MERCREDI 30 : 20.40 Les grandes ba- tailles du passé : Poitiers. JEUDI 31 : 20.40 Maga- zine 52. VENDREDI 1°’ FEVRIER : 20.40 Libre échange, à Toulouse.

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13.

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mercredi

CHAINE

23 janvier

TELEVISION SCOLAIRE

9 Information biologique. Immunologie 2 (1er et 2nd cycles. Information des enseignants). 9.30 Atelier de pédagogie. Communication et appren- tissage de la langue. L'enfant et la poésie 1 (Préélémentaire et cycle élémentaire, information des enseignants). 10 Atelier de pédagogie. Acti- vités mathématiques. Utilisation de la soustraction au cours élémentaire (Préélémentaire et cycle élémentaire. Information des enseignants). 10.30 Atelier de pédagogie. Magazine. Cuba : l'école et la machette. Rediffusion (Préélémentaire et cy- cle élémentaire. Information des enseignants). 11.30 Langues vivantes. Etudes pédagogiques. Ci- vilisation américaine : Greetings from USA. Al is well (Terminales et enseignement supérieur

spécialisé. 1er et 2nd cycles : Information des enseignants). 12. Fin.

12.30 MIDITRENTE ;

Variétés de Jean-Pierre Renard animées par Da- nièle Gilbert. Invité de la semaine : Joe Dassin. Réalisation : Jacques Brialy.

Æ Crazy Horse et Isabelle Aubret

24 HEURES SUR LA UNE 13.30 Cours de la Bourse et fin.

16.20 EMISSIONS POUR LES JEUNES

Présentation : Dorothée et Blablatus.

16.25 Le roi frissonnant

Film de marionnettes.

Æ || était une fois un roi qui avait toujours froid, qui était toujours parcouru de frissons. Nul ne savait comment le guérir. On avait brûlé tout le bois qui se trouvait dans le royaume, mais sans résultat. Jusqu'au jour le cœur du roi s’ouvrit à la pitié.

16.40 Je cherche un maître. Æ Animal à adopter, avec le docteur Klein.

16.45 L'enfant et le sport.

Emission de Roland Coste.

& Les enfants d’Eole. Sur les immenses plages de la côte Opale, entre Le Touquet et Berck initiation au « char à voile ». A l’Ecole-club de Berck, de jeunes pilotes s’entraînent sous la direction de champions de ce sport, pratiqué maintenant dans de nombreux pays. Bébert et ses camarades découvrent le monde pittoresque du char à voiles et assistent aux X!° championnats d'Europe à (Berck. Avec : Christian Nau, auteur du raid Colomb-Béchar-Nouakchott à travers le Sahara ; Albert Boulanger, champion de France junior ; Bernard Perrot; Philippe Houillez, cham- pion d'Europe, et l'abbé Marle, animateur de l'Association sportive de la Basse-Seine.

17.10 Dorothée et Blablatus. et un invité surprise.

17.25 Skippy le kangourou.

Série américaine.

& Entreprise matrimoniale. Le jeune Sonny a décidé que son père devrait se remarier. ll entreprend de répondre, au nom de son père, à une petite annonce matrimoniale. La « promise » débarque alors chez les Hammond, à la grande confusion de tous.

17.45 Je cherche un maître. & Animal à adopter, avec le docteur Klein.

LD

17.50 Le petit conservatoire.

de la chanson. Emission de Mireille. Réaisation : Jean-Claude Hechinger.

À

& Daniel Beretta, ancien élève, fait sa rentrée dans la classe IM « Pas trop fort à cause du comptable », mini-opérette, avec Monique, Ber- gamotte, Franck et Bernard Broguet M La classe chante « Sur un marché persan » dans une adaptation de Bernard Broguet.

18.20 AU-DELA DES FAITS

18.40 EMISSIONS POUR LES JEUNES 18.40 Bozo.

H Oncie Cactus a des ennuis. Bozo doit aider son oncle à lutter contre les voleurs de chevaux.

18.50 Mon ami Ben. Feuilleton américain d’Yvan Tors.

Dennis WEAVER : Tom Wedloe

Clint HOWARD : Mark

Beth BRICKELL : Ellen Wedloe

Michaël BROPHY : Le pilote

Burt REYNOLDS : Le co-pilote

H Le tigre. Gardien d'une réserve en Floride, Tom Wedloe a permis à son fils Mark d’attacher au cou de son ours, Ben, un poste émetteur, du type de ceux utilisés pour étudier la migration des cerfs. Mark envoie Ben se promener et reste à l'écoute. Il ignore qu’un avion, transpor- tant des bêtes fauves, vient de s’écraser dans la forêt. Ben s'approche du lieu de l'accident et Mark entend la voix d’un homme. Il se préci- pite et veut porter secours aux pilotes blessés. Mais il n'a pas vu qu'un tigre est sorti de sa caisse.

19.15 50 MILLIONS DE CONSOMMATEURS

Ææ Logement : le confort thermique.

19.20 ACTUALITES REGIONALES

19.40 Annonces et météo.

19.45 24 HEURES SUR LA UNE 20.20 L'ILLUSTRE MAURIN

Feuilleton de Jean Canolle et Claude Dagues, d’après le roman de Jean Aicard. Musique de Francis LeMmarque. Réalisation : Claude Dagues.

Armand MEFFRE : Pastouré

Maurice SARFATI : Sandri

Mireille AUDIBERT : Tonia

Charles MOULIN : Lagarrigue

Jean SAGOLS : Césariot

Georges BRITTI et CHAUFFOUR : Les gendarmes B Douzième épisode. Maurin est heureux. || a réussi à sortir son fils Césariot des griffes de Lagarrigue, le contrebandier. L'âme en paix, Mau- rin part pour la chasse avec Pastouré.

ID

LL

»35 LES TROIS VÉRITÉS

Emission d'Alain Duhamel, André Campana et Jean-Pierre Alessandri.

PIERRE MENDES-FRANCE ET MICHEL DEBRE La France et les difficultés économiques : Faut-il avoir peur de 1974 ?

La crise du pétrole, la revalorisation des matières premières, accélérée,

la politique financière mondiale, l'in-

flation le déficit de notre balance

Michel Debré et Pierre Mendès-France.

BH Michel Debré est, depuis la mort du Général, le gardien de l'orthodoxie gaulliste. De Gaulle disait à Jean Mauriac « Je pense que Debré est resté au gouvernement pour préserver